Lecture: Crash Rio Paris : Airbus et Air France condamnées en appel

Crash Rio Paris : Airbus et Air France condamnées en appel

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et ont été condamnées en appel jeudi pour homicides involontaires dans le crash Rio Paris du vol AF447, qui s’est abîmé dans l’Atlantique le 1er juin 2009 avec 228 passagers à bord. Pour , frère de , l’un des deux copilotes du vol, la décision a eu la force d’un soulagement tardif: « Une énorme satisfaction ».

Intervenant jeudi 21 mai sur franceinfo, il a salué une décision qui, selon lui, met fin à des années d’accusations pesant sur les pilotes. « On ferme une page de 16 ans de procédure », a-t-il dit, en estimant que sa famille avait vécu 17 ans « d’informations mensongères sur le comportement des pilotes », une défense qu’il attribue à Airbus. Selon lui, les pilotes « sont enfin réhabilités ».

Le dossier du vol AF447, entre Rio et Paris, a laissé derrière lui un contentieux d’une rare longueur. La condamnation en appel intervient après 16 ans de procédure et après une bataille judiciaire où les familles des victimes ont attendu que soient reconnues les responsabilités liées au crash, bien au-delà de la seule question du drame en mer. Pour Teddy Robert, cette issue compte autant pour les proches des passagers que pour les familles de pilotes.

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Il a soutenu que les 17 ans de reproches dirigés contre l’équipage relevaient en réalité d’erreurs « amenées par la conception d’un avion », et non d’une faute exclusive des hommes aux commandes. « Vous imaginez ? 17 ans à porter le poids de fautes de pilotage alors que ce n'était que des erreurs et des erreurs qui ont été amenées par la conception d'un avion », a-t-il dit. Il a aussi accusé Airbus et Air France d’avoir voulu « tout cacher », tout en affirmant que les familles n’étaient pas venues chercher une compensation financière mais que la vérité soit dite et rendue publique.

Cette condamnation en appel ferme une séquence judiciaire qui aura duré plus d’une décennie et demi, mais elle ne referme pas tout pour autant. Ce que les proches réclamaient avant tout, selon Teddy Robert, c’était que soit reconnue publiquement une version des faits qui ne fasse plus porter aux seuls pilotes le poids du crash Rio Paris.

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