Le RC Lens joue vendredi sa première chance de remporter la Coupe de France, face à l’OGC Nice au Stade de France, avec un coup d’envoi fixé à 21 heures. La finale sera diffusée sur France 2 et beIN Sports, et elle dira si le club nordiste peut enfin mettre fin à une longue série de déceptions dans cette compétition.
Florian Sotoca a résumé mardi, à la Gaillette, le poids de ce rendez-vous. « Ici, vous comptez toujours sur cette ferveur. Les supporteurs sont tout aussi importants que nous », a dit l’attaquant, en soulignant que personne ne sait vraiment combien de Lensois feront le déplacement. « Je ne sais pas combien ils seront au Stade de France (le chiffre de 50 000 circule), mais c’est extraordinaire », a-t-il ajouté. « Il n’y a pas tous les clubs qui ont une ferveur aussi importante. »
Cette finale porte une histoire lourde pour Lens. Le club a déjà perdu trois finales de Coupe de France, en 1948, 1975 et 1998, autant de souvenirs qui nourrissent encore l’attente autour de ce rendez-vous. Le groupe sort aussi d’une saison qualifiée de fabuleuse en Ligue 1, ce qui a renforcé l’idée qu’un nouveau chapitre peut s’ouvrir vendredi dans l’enceinte de Saint-Denis.
Le contexte ne s’arrête pas au terrain. Jeudi, RSF et la FFF ont annoncé que la finale se jouera aux couleurs de Christophe Gleizes, journaliste détenu en Algérie. Le match deviendra aussi le premier en France à utiliser le système de détection semi-automatique du hors-jeu, un outil qui fera ses débuts nationaux dans une rencontre déjà chargée d’enjeu sportif et symbolique.
Pour Lens, la soirée dépasse donc la seule quête d’un trophée. Une tribune attendue très rouge, des joueurs dont la plupart n’ont jamais joué au Stade de France, un public prêt à pousser jusqu’au bout et une finale contre Nice: vendredi, le club jouera bien plus qu’un match, il jouera l’occasion de transformer enfin une attente ancienne en titre réel.

