Lecture: Pétrolier : Téhéran veut taxer aussi les câbles sous-marins d'Ormuz

Pétrolier : Téhéran veut taxer aussi les câbles sous-marins d'Ormuz

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L’Iran veut imposer une taxe aux opérateurs de câbles internet sous-marins qui traversent le détroit d’Ormuz, a affirmé lundi 18 mai l’agence officielle , en laissant entendre que Téhéran pourrait monnayer encore plus étroitement ce couloir maritime déjà sous pression. Le média a présenté cette initiative comme une extension du contrôle iranien sur un passage où transitent des flux vitaux, après la mise en place envisagée d’un système de péage pour les cargos.

Fars News a même fait miroiter des centaines de millions de dollars de redevances que pourraient payer , ou . Le média a aussi affirmé que l’Iran serait le seul acteur autorisé à assurer la maintenance de ces câbles, ou à superviser ceux qui le font, et que les groupes qui les exploitent devraient obtenir l’approbation du gouvernement iranien pour continuer à les gérer.

La portée de ces menaces dépasse le communiqué politique. a indiqué qu’elles concernent au moins sept câbles sous-marins, au moment où les tensions régionales se mêlent à l’enjeu d’un passage maritime critique pour les communications comme pour l’énergie. L’endroit le plus étroit du détroit d’Ormuz mesure 21 milles marins, soit environ 33 kilomètres, et les eaux territoriales de l’Iran et d’Oman recouvrent chacune 12 milles, ce qui laisse très peu d’espace libre pour les infrastructures sous-marines.

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Sur le plan technique, l’affirmation iranienne se heurte pourtant à une réalité plus étroite que le discours de force. a indiqué que, sur l’ensemble des câbles qui passent par le détroit, seulement deux se situent dans les eaux territoriales iraniennes, les câbles Gulf Bridge International et Falcon. C’est cette géographie précise qui rend la menace de contrôle total difficile à mettre en œuvre sans conflit avec les opérateurs et les États concernés.

a résumé l’ambiance du moment d’une formule directe: « Cela faisait un certain temps qu'on s’attendait à ce que l'Iran lance des provocations dans le domaine sous-marin. On y est ». La déclaration prend tout son sens dans un contexte où la guerre au Moyen-Orient et la bataille pour le détroit d’Ormuz restent au cœur des calculs stratégiques, sur fond d’inquiétudes plus larges sur le marché pétrolier. L’Agence Internationale De l'énergie alerte sur un marché pétrolier en déficit, ce qui accentue encore l’importance de ce passage maritime pour les approvisionnements mondiaux.

Fars News a résumé la logique revendiquée par Téhéran dans une formule sans détour: « il n'y a pas un centimètre d’eau qui relève de la haute mer ». Pour les exploitants de câbles et les grandes plateformes numériques, la question n’est plus seulement celle du coût d’un passage, mais de savoir jusqu’où l’Iran peut transformer une revendication stratégique en contrôle opérationnel. L’article a été modifié le 20/05/2026 à 07:08, mais la ligne de fond reste la même: Téhéran cherche à faire du détroit d’Ormuz un péage non seulement pour les pétroliers, mais aussi pour l’infrastructure invisible qui relie Internet au monde.

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