Lecture: De Villepin visé par une enquête du PNF sur des cadeaux de valeur

De Villepin visé par une enquête du PNF sur des cadeaux de valeur

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Le a ouvert mardi 19 mai une enquête préliminaire visant dans l’affaire des cadeaux de valeur qui lui auraient été offerts lorsqu’il était ministre des affaires étrangères, entre 2002 et 2004. a annoncé mercredi 20 mai que les magistrats s’intéressent à « des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes ».

Le parquet examine « sur la base des éléments portés à sa connaissance » « les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts à Dominique de Villepin, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis conservés par celui-ci ». L’enquête vise donc moins le geste lui-même que la manière dont ces objets ont été reçus, gardés puis restitués récemment par l’ancien Premier ministre.

Au cœur du dossier, il y a des cadeaux dont la valeur ne laisse guère de place au doute. L’émission Complément d’Enquête, diffusée par France 2, a révélé l’affaire après les déclarations de à la fin avril. Dans ce programme, il a expliqué avoir servi d’intermédiaire pour remettre à de Villepin deux statuettes Napoléon. Les pièces auraient été financées par , alors président du Burkina Faso, et par . Les factures publiées par l’émission font état de montants de 75 000 € et 50 000 €.

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De Villepin a lui-même reconnu le 10 mai sur qu’il aurait dû refuser ces présents. « C'était une erreur. Je n'aurais pas dû les accepter », a-t-il dit, ajoutant qu’« il n’y avait pas d’encadrement de ces situations à l'époque ». Cette formule pèse lourd, car elle replace l’affaire dans une zone grise qui ne concernait pas seulement le protocole, mais aussi la circulation de cadeaux entre pouvoir politique et intérêts étrangers.

Le retour récent des statuettes par de Villepin ferme une étape sans refermer le dossier. La justice veut désormais établir si ces objets, offerts dans un contexte diplomatique et politique très sensible, relèvent d’un simple faux pas personnel ou d’une infraction pénale. La réponse du PNF dira si cette affaire reste une controverse embarrassante ou si elle prend une tournure plus lourde pour l’ancien chef du gouvernement.

Pour suivre le contexte autour de Robert Bourgi, voir aussi: Robert Bourgi au cœur de l’enquête visant Dominique de Villepin.

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