Achraf Hakimi doit reprendre l’entraînement collectif cette semaine, et son retour pourrait bouleverser la composition du Paris-SG avant la finale de la Ligue des champions contre Arsenal, le 30 mai à Budapest. Après plus de trois semaines d’absence, le latéral droit marocain se rapproche d’un retour au moment où Warren Zaïre-emery voit sa place dans le onze final devenir incertaine.
Hakimi avait quitté le terrain dans les derniers instants de la première manche de la demi-finale contre le Bayern Munich, le 28 avril, touché à la cuisse. Le club a indiqué qu’il resterait en soins ces prochaines semaines après une lésion de la cuisse droite. Sauf rechute, le défenseur peut désormais viser une place de titulaire face aux Gunners pour tenter d’aller chercher une deuxième Ligue des champions consécutive.
Le retour du Marocain change l’équilibre d’un milieu où Fabian Ruiz a retrouvé son rôle, ce qui réduit mécaniquement la marge de manœuvre de Luis Enrique. Depuis le début de la saison, Warren Zaïre-emery a pourtant été le joueur le plus utilisé par l’entraîneur espagnol, mais le Français pourrait débuter sur le banc au moment le plus important de la saison parisienne.
Cette perspective tient autant à la forme d’Hakimi qu’à la gestion des options de Luis Enrique. Le technicien a déjà montré son attachement au polyvalent Marocain, au point de dire un jour: « J’aime tellement ». Au Parc, on sait aussi que l’équation n’est pas seulement sportive. Un titulaire en moins au milieu ou en défense, et c’est toute la structure de l’équipe qui peut changer à la veille d’un rendez-vous sans retour.
Le contexte rend la reprise encore plus sensible. Hakimi avait déjà été blessé face au Bayern Munich plus tôt dans la saison, lors de la phase de groupes de la Ligue des champions le 4 novembre, avant de revenir avec le Maroc le 29 décembre, lors du troisième match de la CAN contre la Zambie, remporté 3-0. À chaque fois, son absence a rappelé combien le Paris-SG dépend de son couloir droit.
Le joueur de 27 ans a d’ailleurs été aperçu le 11 mai au stade Jean-Bouin sans boiter et sans signe de douleur, un indice supplémentaire d’une récupération jugée encourageante. Le Maroc suit lui aussi de près son évolution, à l’approche de la Coupe du monde et de son premier match contre le Brésil dans la nuit du 13 au 14 juin. Pour Paris comme pour Rabat, le retour d’Hakimi est une bonne nouvelle. Pour Warren Zaïre-emery, c’est aussi le rappel brutal qu’une finale peut se jouer autant sur l’état d’un homme que sur la forme d’une équipe.

