Le FC Metz cherche un nouvel entraîneur après sa relégation et veut remettre l’équipe en marche sans attendre en Ligue 2. Dans le huis clos de la reconstruction, plusieurs profils circulent déjà autour du banc messin, avec l’idée d’avancer vite pour ne pas laisser s’installer le doute après une saison cauchemardesque.
Stéphane Gilli, 52 ans, fait partie des noms évoqués. Libre depuis son départ du Paris FC, il arrive avec un argument solide: il a conduit le club parisien à la montée en Ligue 1. À Metz, son profil est étudié comme une option capable d’apporter une relance immédiate, dans un contexte où la marge d’erreur sera mince dès le début de l’été.
Mais la réflexion messine ne se limite pas à Gilli. Olivier Pantaloni a longtemps été considéré comme la priorité de Bernard Serin, tandis que Mickaël Le Mignan a été épuisé par la saison au FC Metz et que Benoît Tavenot a décliné toute aventure en Ligue 2. Dans ce jeu de pistes, Michel Der Zakarian apparaît comme une option de fond. Âgé de 62 ans, il doit se relancer après deux échecs dans la même saison à Montpellier et Caen, ce qui en fait un nom de poids mais aussi une prise de risque assumée.
Le dossier prend aussi une teinte plus émotionnelle avec l’ancien capitaine du FC Metz, un homme qui a porté le maillot grenat de 1997 à 2006. Il a ensuite entraîné la réserve messine de 2018 à 2021 avant de diriger le RFC Seraing en D2 belge, puis de devenir co-entraîneur du Clermont Foot en Ligue 2. Son retour éventuel serait lu comme un geste de continuité dans un club en quête de repères après la relégation.
Un autre nom circule au-delà de la frontière. L’entraîneur belge a quitté la RAAL La Louvière après neuf années pendant lesquelles il a mené le club de la D3 amateur belge à la Jupiler Pro League, avec un maintien assuré cette saison dans l’élite. Il a dit chercher « un club loyal pour lequel il pourra donner sa vie », mais la presse belge le voit déjà du côté du Sporting Charleroi. Pour Metz, cela rappelle surtout que les pistes crédibles existent, mais qu’aucune ne garantit à elle seule un redémarrage propre. Le club doit choisir vite, et surtout choisir juste, s’il veut transformer la relégation en simple parenthèse plutôt qu’en spirale.

