Lecture: Nicolas Winding Refn revient à Cannes avec Her Private Hell, dix ans après

Nicolas Winding Refn revient à Cannes avec Her Private Hell, dix ans après

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Cannes accueille cette semaine le retour de avec , projeté hors compétition et présenté comme son premier film depuis dix ans. Sorti de la scène du festival avec une œuvre de 109 minutes tournée au Danemark en 2026, le cinéaste danois ramène aussi , et dans un drame qui mise d’abord sur l’atmosphère.

La nouvelle est tombée le 19 mai à 10 h 36, à l’heure où la critique commence à dessiner la place du film dans la filmographie de Refn. y décrit une œuvre dont « la vacuité devient sa principale caractéristique » et où le réalisateur apparaît comme quelqu’un qui aime « les belles choses et les belles personnes ». Ce retour compte parce qu’il s’agit de son quatrième passage à Cannes, après Drive en 2011, Only God Forgives en 2013, puis The Demon en 2016, tous passés par la compétition.

Dans Her Private Hell, Sophie Thatcher incarne Elle, une actrice qui arrive dans un hôtel chic d’une métropole sans nom. Charles Melton joue Private K, un soldat, tandis que Dougray Scott prête ses traits à Johnny Thunders, qui avertit les femmes de l’existence d’une figure meurtrière connue sous le nom de The Leather Man. Le film, écrit par Nicolas Winding Refn et Esti Giordani, réunit aussi la musique de Pino Donaggio, l’image de Magnus Nordenhof Jonck et les décors de Gitte Malling.

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Ce retour à Cannes prolonge une évolution visible depuis Only God Forgives, sorti en 2013, où le cinéma de Refn a de plus en plus privilégié des images oniriques et une ambiance immersive. La critique disponible décrit ce glissement vers les visuels sensuels, l’atmosphère et l’excès comme la matière même du film. Her Private Hell s’inscrit ainsi dans une continuité claire avec ses travaux les plus récents, même si le cinéaste n’avait pas livré de long métrage depuis dix ans.

Le contraste est pourtant net entre cette mise en scène du désir et du mystère et le dispositif très concret du festival. Refn avait déjà présenté sa série télévisée Too Old To Die Young à Cannes en 2022, mais Her Private Hell marque son retour au long métrage et sa nouvelle association avec Neon pour une sortie américaine annoncée pour la fin juillet. La question n’est donc pas de savoir s’il revient, mais si ce film conçu comme une expérience de style saura aussi dépasser l’impression d’un objet surtout fasciné par sa propre surface.

Pour l’instant, Cannes a bien retrouvé Refn, et lui a rendu ce qu’il cherche le plus souvent: un écran assez grand pour ses visions et un public prêt à s’y perdre.

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