Le premier sujet des examens 2026 est tombé mardi 19 mai, avec l’épreuve de Culture générale et expression du BTS. L’intitulé, commun à l’ensemble des spécialités, portait sur un corpus autour de « Les animaux et nous: imaginer, connaître, comprendre l’animal ».
Cette épreuve, qui dure 3 heures, a été réduite d’une heure cette année. Le sujet proposait trois documents très différents: Moumounia d’Ivan Tourgueniev, publié en 1856; un article de Zhu Weilian paru en 2025 sur les « mao haizi », ces chiens et chats choyés comme des enfants dans les grandes villes de Chine; et une publicité américaine pour de la nourriture pour chien datant de 1956.
Le corpus demandait d’abord d’étudier les relations de Guérassime et Moumoû, puis d’expliquer le phénomène de société des « mao haïzi ». Les candidats devaient aussi analyser la place accordée à l’animal par les maîtres dans les trois documents, avant d’examiner si les deux textes portaient un regard critique sur la relation entre les maîtres et leurs animaux.
Deux sujets d’essai complétaient l’épreuve. Le premier demandait si l’affection des humains pour leurs animaux de compagnie peut devenir excessive. Le second allait droit au but: « Respectons-nous vraiment les animaux quand nous en faisons nos compagnons ? »
Le calendrier du BTS 2026 avait déjà lancé les épreuves écrites nationales lundi 18 mai, avec notamment l’épreuve de Culture économique, juridique et managériale. La Culture générale et expression, elle, intervient comme un passage obligé pour toutes les spécialités, ce qui en fait l’un des rendez-vous les plus attendus de la session.
Le choix du thème donne aussi le ton de l’année. En réunissant un texte russe du XIXe siècle, un article de presse de 2025 et une publicité américaine de 1956, le sujet BTS Culture Générale 2026 place les candidats face à une même question sous plusieurs formes: ce que les humains projettent sur l’animal, ce qu’ils en comprennent et ce qu’ils lui imposent.
Cette fois, le sujet ne laissait guère de place à l’ambiguïté. Il ne s’agissait pas seulement de parler des animaux, mais de juger la manière dont les maîtres les regardent, les utilisent et les transforment. C’est bien là que se jouait l’essentiel de l’épreuve: montrer si l’attachement peut déraper, ou si la relation de compagnie reste vraiment respectueuse.
