Lecture: À Aulnay-sur-Mauldre, la future des pierres de l’église divise la mairie

À Aulnay-sur-Mauldre, la future des pierres de l’église divise la mairie

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À Aulnay-sur-Mauldre, la mise en circulation des pierres restantes après la restauration de l’église Saint-Étienne a ouvert un conflit politique entre l’ancienne équipe municipale et la nouvelle majorité. a lancé au début de mai 2026 une opération baptisée « recyclage et patrimoine » pour remettre gratuitement aux habitants des pierres issues du chantier, mais l’opposition dénonce une décision prise sans consultation du conseil municipal.

Le dossier est né d’un chantier lancé en 2019 et financé par l’, le département, la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise, le diocèse, la paroisse et des donateurs privés. À l’issue des travaux, le tailleur de pierre a conservé un surplus de blocs provenant de l’ancienne structure. Pour , ancien élu de la commune, ce stock aurait dû rester à disposition de la ville pour de futurs travaux. « Le maire ne peut pas décider de son propre chef du devenir de ces pierres », a-t-il dit.

Charbit assure que l’ancienne équipe avait reçu l’avis de garder ces pierres pour des chantiers municipaux à venir. Il dit aussi avoir appris la campagne d’attribution par l’affichage et les réseaux sociaux de la mairie. « On l’a appris sur une affiche, c’est un autre membre de l’opposition qui nous a envoyé une photo en la voyant », a-t-il expliqué. Selon lui, le conseil municipal n’a pas été sollicité avant la décision. Il dit engager une procédure pour non-respect des droits de l’opposition, tout en précisant: « Mais d’aucune façon nos démarches ne visent à contester les résultats de l’élection ».

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La mairie, de son côté, affirme que l’opération était réservée aux habitants de la commune. « Elle est uniquement destinée aux Aulnaysiens », a dit Philippe Le Pêcheur. L’opposition y voit au contraire un appauvrissement de la commune. Charbit estime que les pierres auraient pu être revendues ou conservées comme prévu, ajoutant que la ville devra les racheter si de nouveaux travaux en nécessitent. « J’aurais aimé que le maire respecte et entretienne le patrimoine architectural de la commune », a-t-il dit.

Le 9 mai, Charbit dit avoir assisté à la première matinée de dons et assure qu’aucune pièce justificative n’a été demandée et qu’aucun registre n’a été tenu. La mairie n’a pas été décrite comme faisant de l’église un monument historique, mais l’édifice appartient à la commune et reste l’un des repères du centre du village. C’est précisément ce statut de bien communal, associé à un patrimoine ancien devenu disponible en quantité limitée, qui nourrit la querelle. La suite dira si la distribution se poursuit sans changement ou si la pression de l’opposition pousse l’équipe municipale à encadrer plus strictement le sort des pierres restantes.

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