Lecture: Smic 2026: Marylise Léon réclame la reprise des négociations salariales

Smic 2026: Marylise Léon réclame la reprise des négociations salariales

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a appelé samedi à rouvrir les négociations salariales dans les entreprises et dans la fonction publique, à la veille d’une hausse automatique du de 2,41 % prévue le 1er juin. La secrétaire générale de la estime que cette revalorisation, liée à l’inflation, ne règle pas le problème de fond des grilles de salaires encore coincées sous le minimum légal.

« Il est impératif de rouvrir des négociations salariales », a-t-elle insisté, en dénonçant le fait que 47 branches affichaient encore des minima inférieurs au Smic avant la revalorisation annoncée. Après le 1er juin, a-t-elle prévenu, il y en aura « encore beaucoup plus ». Dans l’hospitalisation privée, a-t-elle cité deux coefficients sous le Smic, et neuf dans les jardineries.

Le cas de la fonction publique illustre aussi l’ampleur du blocage. Marylise Léon a pointé les dix premiers échelons de la première grille de catégorie C, encore en dessous du Smic, et des agents qui peuvent rester 19 ans sans augmentation de salaire. Pour elle, cette situation alimente une forme d’usure salariale qui touche autant les salariés du privé que les agents publics, au moment où les revenus les plus bas restent sous pression.

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La hausse du 1er juin s’inscrit dans le mécanisme normal de revalorisation automatique du salaire minimum, déclenché par l’inflation. Mais la responsable syndicale juge que ce filet de sécurité ne suffit plus à corriger des écarts devenus structurels dans certaines branches. Elle a aussi estimé qu’il fallait anticiper les négociations qui doivent s’ouvrir, au lieu d’attendre que les entreprises ou les administrations se retrouvent à nouveau rattrapées par le Smic.

Marylise Léon a également attaqué le retard pris dans la transposition de la directive européenne sur la transparence des salaires, un texte présenté comme un levier pour réduire les inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes. « Bien sûr que cela m’inquiète! Et ça m’agace beaucoup! », a-t-elle lancé, ajoutant: « On me dit qu'il y a un embouteillage parlementaire, mais c'est inaudible pour les femmes qui subissent des discriminations. »

Ce retard contraste avec les propos tenus mercredi par , qui a jugé qu’une transposition de la directive pourrait être possible dans l’année. En janvier, il avait déjà évoqué une loi sur la transparence salariale présentable avant l’été. Entre ces promesses et le calendrier parlementaire, Marylise Léon voit surtout une séquence perdue pour les salariés, alors que le s’apprête à franchir un nouveau seuil sans résoudre les écarts de base.

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