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Chômage en France : le taux grimpe à 8,1 % au premier trimestre 2026

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Le chômage en France hors Mayotte a atteint 8,1 % au premier trimestre 2026, en hausse de 0,2 point sur trois mois, selon les chiffres publiés mercredi 13 mai par l’. C’est le niveau le plus élevé depuis 2021. Le nombre de personnes sans emploi et en recherche active a augmenté de 68 000 pour s’établir à 2,6 millions.

Cette remontée touche surtout les 25-49 ans, dont le taux de chômage a gagné 0,4 point pour atteindre 7,3 %, son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2021. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, il a reculé de 0,4 point à 21,1 %. Le taux des seniors est resté quasi stable à 5,1 %.

Le signal est d’autant plus surveillé que l’Insee avait déjà indiqué le 30 avril, dans une première estimation, que le PIB français était resté nul au premier trimestre 2026. Pour les économistes, la suite dépendra surtout de la capacité de l’économie à créer assez d’emplois pour absorber une population active qui continue d’augmenter.

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a dit que ce n’était “pas une surprise”, jugeant la dégradation “un peu plus” marquée que prévu, même si elle avait été anticipée par l’. Il a aussi rappelé qu’“on ne crée pas assez d’emplois face à la hausse de la population active”. La réforme des retraites est l’un des facteurs cités pour expliquer cette progression, car elle repousse l’âge de départ et alimente mécaniquement le nombre de personnes actives.

Le tableau reste cependant contrasté. Le nombre d’inscrits à sans aucune activité, en catégorie A, a baissé de 1,2 % au premier trimestre et de 2,8 % sur un an. Cette évolution ne contredit pas la hausse du chômage mesuré par l’Insee: les deux indicateurs ne suivent pas exactement la même logique, l’un comptant les demandeurs d’emploi inscrits, l’autre la situation réelle sur le marché du travail.

Sur franceinfo, a parlé d’“un petit dérapage sur le taux de chômage”, tout en soulignant que “les prévisions n’étaient pas alarmistes” et en mettant en avant “la capacité de résilience de l’économie française” et “la dynamique de l’emploi”. De son côté, a estimé sur que cette évolution était “évidemment liée au ralentissement économique qu’on observe depuis le début de l’année”. Avec un PIB figé et un chômage au plus haut depuis 2021, la question n’est plus de savoir si le marché du travail ralentit, mais combien de temps il pourra encaisser cette faiblesse sans casser davantage l’emploi.

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