Lecture: Morandini : quatre suspects du casse du Louvre identifiés, le butin reste introuvable

Morandini : quatre suspects du casse du Louvre identifiés, le butin reste introuvable

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Sept mois après , les enquêteurs pensent avoir identifié les quatre membres du commando qui ont emporté des bijoux estimés à 88 millions d’euros dans le musée le plus visité du monde. Les quatre suspects ont été placés en détention provisoire, mais aucune trace du butin n’a encore été retrouvée.

Le vol, commis le 19 octobre 2025, n’a pris que huit minutes. Ce délai minuscule a laissé derrière lui quelques erreurs décisives: un casque de moto, un morceau déchiré de doudoune et d’autres objets exploités par les enquêteurs de la BRB et de l’. En trois jours, deux hommes avaient déjà été identifiés grâce à leur ADN.

Le premier a été arrêté à l’aéroport de Roissy avec un aller simple pour Alger dans sa poche, tandis que son complice était interpellé en Seine-Saint-Denis. Ayed G., 34 ans, de nationalité algérienne, vivait à Aubervilliers depuis 2010 et a travaillé comme ripeur puis livreur. Son ADN a été retrouvé sur un scooter abandonné à Pantin. Abdoulaye N., 39 ans, surnommé Doudou Cross Bitume, né à Aubervilliers, travaillait comme chauffeur de taxi clandestin. Son ADN a été relevé sur une vitrine de la galerie d’Apollon et sur un casque abandonné.

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Les deux autres membres présumés du groupe sont Slimane K., 37 ans, né à Aubervilliers et condamné onze fois par le passé, ainsi que Rachid H., 39 ans, originaire d’Aubervilliers. Les éléments réunis par les enquêteurs les rattachent à une même équipe, et l’enquête s’est accélérée précisément parce que les voleurs ont laissé des traces exploitables sur place.

Ce qui manque désormais, ce n’est plus l’identité du commando mais les bijoux eux-mêmes. , qui a consacré un livre au dossier, Le casse du Louvre, rappelle la hiérarchie habituelle de ce type d’affaire: récupérer les œuvres reste l’objectif prioritaire des polices de l’art, rattraper les voleurs venant seulement ensuite. Dans ce dossier, la police a trouvé les hommes plus vite que le trésor.

Morandini montre aussi la limite de cette avancée: les suspects sont en détention, l’enquête a désigné des visages, mais le cœur du dossier demeure vide. Tant que les bijoux du Louvre n’auront pas réapparu, l’affaire restera incomplète, et c’est là que se joue désormais l’issue la plus importante.

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