Après plusieurs jours d’averses, de nuages et de températures trop fraîches pour une fin mai, la France s’apprête à changer de décor à partir de jeudi 21 mai. Le mercure devrait repartir franchement à la hausse sur une large partie du pays, avant un nouveau cran de chaleur dès vendredi 22 mai.
Dans certaines villes du sud et du centre, les journées les plus chaudes pourraient déjà frôler les 30°C. Ce basculement intervient après une séquence humide, grise et anormalement fraîche pour la saison, un contraste qui devrait se faire sentir d’un bout à l’autre du pays en l’espace de deux jours.
Le signal ne se limiterait pas à un simple épisode de douceur. Les tendances pour le début juin confirment un temps durablement chaud sur l’Europe occidentale, avec dans le sud de la France des anomalies de +3 à +5°C par rapport aux normales. Les maximales pourraient y rester régulièrement proches de 28 à 32°C, un niveau qui installerait un début d’été précoce plutôt qu’un simple sursaut passager.
Le nord du pays ne bénéficierait pas du même tableau. Il pourrait conserver par moments un risque d’orages ou de passages nuageux, là où le sud semble plus exposé à des séquences sèches et nettement plus chaudes. La différence de ressenti entre les deux moitiés du pays pourrait donc rester marquée au moment où la chaleur s’installe plus franchement.
Il reste toutefois trop tôt pour parler d’une vague de chaleur installée. Le scénario le plus solide à ce stade est celui d’un changement net de régime, avec une ambiance nettement plus estivale à partir de jeudi et une montée en puissance confirmée pour la fin de semaine, avant que le début juin ne dise si cette chaleur se contente de passer ou s’impose durablement. Dans le même temps, d’autres régions du continent connaissent aussi un basculement thermique, comme au Québec où la chaleur arrive pour la fin de semaine, ou sur l’Indiana, où la chaleur et des averses reviennent avant le week-end.

