Le Canadien a été battu 8-3 par les Sabres, samedi soir, dans un Bell Centre bruyant et chaotique, et Martin St-Louis n’a pas cherché d’excuses. « On n’a pas joué un bon match », a-t-il dit après la rencontre, résumant une soirée où son équipe n’a été en contrôle que par éclairs.
Le entraîneur a ajouté que Montréal avait eu « des petits moments, mais pas beaucoup » et qu’elle n’avait « pas été en contrôle longtemps ». Les Canadiens ont même mené au pointage pendant environ 15 minutes, sans jamais vraiment imposer leur rythme. Après coup, St-Louis a été direct: « On est meilleur que ça. Ce n’était pas un bon match pour nous. »
Ce revers s’inscrit dans une séquence qui commence à peser au Centre Bell. Montréal subit sa quatrième défaite en six matchs à domicile dans le tournoi, alors qu’elle affiche cinq victoires et deux défaites à l’étranger. Les Sabres présentent eux aussi un contraste marqué, avec une fiche de 2-4 à Buffalo et de 5-1 sur la route. Dans ce contexte, le match de samedi ressemblait à une soirée de pression maximale, devant des partisans qui attendaient une réponse.
St-Louis a d’ailleurs insisté sur ce poids de l’environnement. « Ce sont des moments stressants pour les joueurs. Ils veulent le résultat. C’est bruyant, c’est beaucoup de chaos », a-t-il expliqué. « Et, ce soir, on n’a pas vu les choses claires à travers ce chaos. On n’avait pas beaucoup de calme. » Le pilote du Canadien a dit ne pas savoir si un manque de maturité avait mené à cette prestation, tout en donnant du crédit à Buffalo, qui a « joué un bon match ».
La marge a pu être encore plus lourde sans les arrêts d’Alex Lyon, dont les largesses ont aidé à empêcher les Sabres de prendre une avance plus grande plus tôt dans la partie. Montréal, elle, a fini par craquer dans un match où l’urgence affichée n’a jamais trouvé sa forme sur la glace. St-Louis a dit que les deux équipes avaient probablement voulu en faire trop devant leurs partisans, et que vouloir gagner ne suffisait pas si les choses de base n’étaient pas bien exécutées.
Le Canadien arrive aussi à ce moment avec un souvenir encore frais de la tension d’un septième match, vécue deux semaines plus tôt. Pour St-Louis, l’expérience fait partie du passage obligé. « C’est de l’expérience. On gagne de l’expérience. C’est comme ça que tu grandis », a-t-il dit. « On l’a vécu et on a une autre occasion de le vivre. On va aller jouer au hockey. »
Le message est clair: Montréal ne manque pas seulement de résultats à domicile, elle manque surtout de contrôle dans les matchs où l’atmosphère s’alourdit. Et tant que cette équipe ne trouvera pas plus de calme au Bell Centre, ses bonnes intentions continueront de se heurter au bruit.

