Lecture: Albane Cleret célèbre 25 ans de La Terrasse by Albane à Cannes

Albane Cleret célèbre 25 ans de La Terrasse by Albane à Cannes

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À Cannes, célèbre cette année les 25 ans de , le lieu éphémère qu’elle a installé sur le toit du JW Marriott pendant le . La fête anniversaire devait avoir lieu vendredi 15 mai, dans un décor qui a fini par devenir l’un des points de passage des mondanités cannoises.

« Je n’ai pas vocation à diriger une boîte de nuit: La Terrasse by Albane, lieu éphémère installé sur le toit de l’hôtel JW Marriott pendant le Festival de Cannes, ne l’a jamais été et ne le deviendra jamais », a-t-elle rappelé. Le message est clair: Cleret revendique un club privé, pas une boîte de nuit, et c’est précisément cette ligne de crête qui a façonné son nom dans l’univers de l’événementiel.

Depuis un quart de siècle, elle conçoit et organise des événements exclusifs dans son club privé. Le jour, elle y reçoit acteurs, réalisateurs, producteurs et grandes maisons du luxe pour des interviews, des déjeuners d’affaires et des rencontres informelles. La nuit, elle enchaîne avec des dîners privés qui se prolongent sur la piste de danse face à la Méditerranée, jusqu’à la fermeture à 2 heures du matin. Au total, elle supervise environ vingt événements par an consacrés au cinéma et à la mode.

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Cette présence régulière au cœur du Festival de Cannes a fini par lui donner une place à part. Cleret a élargi son activité en développant une branche d’agent d’image, tout en travaillant toute l’année avec , , et . Son parcours s’est construit dans le prolongement direct de ce premier pari cannois, lancé il y a vingt-cinq ans alors qu’elle arrivait au festival enceinte de sa fille, Gioia, avec l’envie de créer un club privé.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait », dit-elle pour résumer l’élan du départ. Avec le temps, cette intuition a pris la forme d’une entreprise durable, capable d’accompagner à la fois les rythmes du festival et ceux de la mode, sans quitter le toit du JW Marriott.

Ce qui frappe aussi chez Cleret, c’est la manière dont elle a gardé la même distance avec le devant de la scène. Elle dit être restée la femme timide qu’elle était il y a vingt-cinq ans, et explique avoir choisi un métier en coulisses pour demeurer dans l’ombre. « Je crois que mon tempérament direct amusait, et j’ai conservé ce franc-parler au fil du temps », ajoute-t-elle, comme pour rappeler que sa discrétion n’a jamais empêché le caractère.

Son histoire familiale éclaire aussi ce goût de la retenue et de la ténacité. Cleret a raconté que sa grand-mère paternelle, Yvonne Bonn, était institutrice, résistante et déportée. Dans une industrie où tout s’expose, elle a bâti sa réputation sur l’organisation, la fidélité et un sens aigu du cadre.

La célébration du 25e anniversaire de La Terrasse by Albane, vendredi 15 mai, n’était donc pas seulement une soirée de plus dans le calendrier cannois. Elle marquait la longévité d’un format que Cleret a su imposer année après année, au point d’en faire un rendez-vous identifié du festival. Et elle confirmait surtout que, malgré l’ampleur prise par le lieu, Albane Cleret n’a jamais changé de cap: garder le contrôle, rester en arrière-plan et faire vivre un espace où cinéma, luxe et relations professionnelles se croisent sans jamais se confondre avec une boîte de nuit.

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