Lecture: Usine en Europe : Xpeng discute avec Volkswagen d’un site industriel

Usine en Europe : Xpeng discute avec Volkswagen d’un site industriel

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discute avec d’une possible implantation industrielle en Europe, avec l’hypothèse d’un rachat ou d’une prise de contrôle d’un site existant du constructeur allemand. Selon le Financial Times, les deux groupes échangent sur cette option alors que le constructeur chinois cherche à sécuriser une présence plus stable sur le continent.

Le dossier arrive au moment où Xpeng accélère ses exportations. En avril, le groupe a envoyé 6.006 véhicules à l’étranger, un record pour la marque et une hausse de 62% sur un an. Cette progression donne du poids à sa stratégie européenne, mais elle souligne aussi ses limites actuelles: Xpeng produit déjà pour l’Europe ses modèles G6 et G9 chez , en Autriche, une solution qui commence à atteindre ses capacités.

Le contexte réglementaire rend l’enjeu plus pressant. Depuis octobre 2024, l’ applique sur certains véhicules électriques fabriqués en Chine des surtaxes qui peuvent monter à 35,3%, en plus du droit de douane habituel de 10%. Pour les constructeurs chinois, acheter un site déjà en place en Europe peut donc sembler plus rapide et plus lisible que bâtir une usine à partir de zéro. C’est aussi une voie que d’autres examinent: BYD discuterait avec et d’autres groupes pour reprendre un site européen, tandis que fabrique déjà des véhicules électriques à Saragosse, en Espagne, avec l’appui de Stellantis. , de son côté, a choisi l’Espagne pour sa première implantation industrielle en Europe, en s’installant dans l’ancienne usine Nissan de Barcelone avec le groupe local Ebro, même si son projet a pris du retard et ne doit démarrer qu’en 2026.

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Volkswagen n’aborde pas ces discussions en position de force. Le groupe a investi à Guangzhou en 2023 et développe depuis cette date plusieurs technologies et modèles électriques avec Xpeng, mais il mène aussi un vaste plan de réduction, avec des dizaines de milliers d’emplois appelés à disparaître en Allemagne d’ici 2030. a récemment évoqué de nouvelles baisses de capacité de production, signe que le groupe doit composer avec ses propres surcapacités industrielles. Dans ce paysage, une vente ou une reprise de site pourrait offrir à chacun un bénéfice différent: à Xpeng, un accès industriel immédiat en Europe; à Volkswagen, une façon de réajuster son outil de production sans attendre la prochaine crise.

La suite dépendra de la forme que prendront ces échanges. Si la reprise d’un site se confirme, elle dirait beaucoup de l’évolution du marché européen: les groupes chinois ne cherchent plus seulement à vendre davantage de voitures, ils veulent désormais fabriquer plus près du client, sur un continent où la porte reste ouverte, mais de plus en plus chère à franchir.

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