La saison n’est pas terminée à Monaco, mais les rumeurs ont déjà rattrapé le banc. Sébastien Pocognoli, arrivé en cours de route, n’est pas certain de rester sur le Rocher, alors même que le club sortait encore récemment d’une série de sept victoires et d’un passage par la Ligue des champions, à domicile comme à l’extérieur.
Ce qui pèse aujourd’hui, c’est surtout la fin de parcours. La mauvaise série contre des adversaires jugés plus faibles a mis en lumière la fragilité de l’équipe, au moment où certains autour du club évoquent déjà un nouveau cycle. Dans ce contexte, L’Équipe a parlé d’une vaste restructuration en cours et d’un possible départ de Thiago Scuro, un scénario qui nourrirait l’idée d’un chantier plus large à Monaco.
Le dossier a pris une autre dimension avec une information de La Provence: les agents d’Habib Beye auraient proposé son nom aux dirigeants monégasques, mais aussi à ceux du Paris FC. L’ancien défenseur, passé par Rennes avec un bilan jugé correct, n’a pas réussi à redresser la situation à l’Olympique de Marseille. Et tout n’a pas été simple non plus dans ses rapports avec ses dirigeants.
Pocognoli, lui, n’est pas dans la même position contractuelle qu’un entraîneur en fin de course. Son contrat court jusqu’en juin 2027. Il est arrivé pendant la saison, sans avoir façonné l’effectif à sa main, et beaucoup jugent aujourd’hui qu’un large remaniement de l’effectif est plus probable qu’un départ spontané de l’entraîneur belge. Le débat, à Monaco, porte donc moins sur un simple remplacement que sur l’ampleur d’une reconstruction déjà évoquée par plusieurs observateurs.
Les réactions des supporteurs montrent à quel point la question divise. Certains refusent l’idée de voir un autre technicien débarquer, l’un écrivant: « Surtout pas. Il manquerait plus que ça pour nous achever ». Un autre prévient: « Si cela se produit je vous préviens je ne supporterai plus l’AS MONACO. Trop c’est trop ! ». D’autres vont plus loin encore, avec ce type de message: « Idem. Si galtier ou beye mettent les pieds à la Turbie, je reviendrais quand ils seront partis … »
À l’inverse, les critiques envers Pocognoli restent franches. Un commentaire résume cette ligne dure: « Faut arrêter avec les circonstances, il a eu quasiment toute la saison pour redresser la barre avec un effectif suffisant pour le podium et à la fin, il laisse l’équipe moins bien classée que quand il l’a reprise en terminant de façon lamentable. » Un autre insiste sur le fait que l’entraîneur n’a pas choisi son groupe et qu’« avec un recrutement qu’il choisi il pourrait mettre en place son jeu véritablement… », ajoutant que, si changement il y a, Beye ne serait « pas » l’homme de la situation.
Au fond, Monaco semble déjà entrer dans une séquence où les décisions de l’été compteront autant que les matches restants. Si le club lance bien un nouveau cycle, la question ne sera pas seulement de savoir si Pocognoli le mènera, mais si la direction choisit de reconstruire l’équipe autour de lui ou sans lui. Et dans l’immédiat, le simple fait que le nom d’Habib Beye circule déjà dit assez bien l’état de nervosité autour du Rocher.
