Lecture: Virus Ebola en RDC : Kamba alerte sur une souche sans vaccin ni traitement

Virus Ebola en RDC : Kamba alerte sur une souche sans vaccin ni traitement

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Le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo, , a averti samedi à Kinshasa que l’épidémie de virus Ebola en cours dans le pays est causée par la souche Bundibugyo, une variante qu’il a décrite comme particulièrement dangereuse. « La souche Bundibugyo n'a pas de vaccin et n'a pas de traitement spécifique », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Le poids de cet avertissement tient à un chiffre simple: avec cette souche, la létalité peut atteindre 50%, a précisé Kamba. « Avec cette souche, le taux de létalité est très important, on peut aller jusqu'à 50% », a-t-il ajouté. Dans un pays déjà confronté à de multiples crises sanitaires, cette précision change la manière de lire le foyer actuel: il ne s’agit pas seulement d’un nouveau cas d’Ebola, mais d’une forme du virus qui laisse très peu de marge aux équipes médicales.

Le Bundibugyo est présenté comme la cause de l’épidémie en cours en RDC, ce qui replace l’alerte de samedi dans une menace bien concrète et immédiate. Le virus Ebola est déjà connu pour sa violence, mais la souche mentionnée par le ministre appartient aux variantes les plus meurtrières de ce type d’infection, ce qui explique la gravité du message envoyé depuis Kinshasa. Pour les autorités, la question n’est plus de savoir si le danger est sérieux, mais comment contenir une flambée pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique selon le responsable de la Santé.

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Reste maintenant à voir si cette alerte se traduira par une réponse sanitaire plus rapide et plus large sur le terrain, alors que chaque retard laisse au virus un espace supplémentaire pour se propager. La déclaration de samedi fixe surtout une certitude brutale: dans cette flambée, les soignants avancent sans l’outil le plus rassurant qu’ils espéraient avoir.

Cette inquiétude fait écho à d’autres suivis d’épidémies virales dans la région et au-delà, comme les informations sur la propagation du virus Ebola dans l’est du Congo alors que l’Ouganda signalait un décès, ou encore les reportages consacrés à des foyers de hantavirus surveillés de près dans d’autres contextes sanitaires.

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