Fabio Quartararo a terminé sixième du Grand Prix de France, dimanche au Mans, après avoir un temps roulé en deuxième position sur le circuit Bugatti. Johann Zarco, lui, a pris la onzième place après être parti dixième sur la grille, au terme d’une course de 27 tours disputée sur piste sèche.
Le week-end a réuni plus de 300 000 fans sur le circuit Bugatti entre jeudi et dimanche, un chiffre qui a encore renforcé l’atmosphère particulière de Le Mans dans le calendrier MotoGP. Samedi, Quartararo avait déjà pris la cinquième place de la course sprint, et dimanche il a confirmé son bon rythme du départ aux premiers tours avant de retomber progressivement dans le peloton.
Le Français a expliqué qu’il était parti sans départ parfait, mais assez bon, avant de réussir de solides premiers tours. Il a ensuite reconnu que sa moto ne lui permettait pas encore de rester avec les hommes de tête sur la durée, malgré un effort maximal. Il a aussi souligné la différence avec les quatre premiers Grands Prix de la saison, disant qu’il avait enfin pu pousser à 100 %, quelque chose qu’il n’avait pas réussi à faire jusque-là.
Cette performance a eu un poids particulier à domicile. Quartararo a rappelé que tenter de faire mieux devant son public reste une motivation supplémentaire et que le fait d’entendre La Marseillaise avant la course demeure un moment spécial, capable de lui donner un supplément d’énergie. Il a dit l’avoir ressenti dès le premier tour, quand il a brièvement joué les premiers rôles.
La course avait pourtant été annoncée sous la menace de la pluie, mais le ciel est resté sec pendant les 27 tours et il n’y a pas eu de changement flag-to-flag. Ce détail a compté, car il a laissé les écarts se construire davantage sur le rythme pur que sur les aléas météorologiques, dans une épreuve où les positions se sont peu à peu figées pour les pilotes français.
Zarco, vainqueur à Le Mans l’an dernier, n’a pas connu le même scénario. Le pilote a évoqué une ferveur unique lorsqu’on court à domicile, tout en disant qu’il est difficile d’en profiter pleinement avec un emploi du temps de fou. Son 11e rang, après une place de départ en 10e position, laisse une impression plus neutre pour celui qui avait goûté à la victoire sur ce même tracé en 2024.
Le Mans reste une étape à part dans le MotoGP, portée par la foule et par la place qu’occupent les fans français dans ce rendez-vous. Pour Quartararo, le bilan du week-end est clair: un mauvais vendredi, puis un très bon samedi et un très bon dimanche. Pour Zarco, le retour en piste s’est fait sans éclat. Et pour les deux hommes, la prochaine marche sera de transformer l’élan du public en résultats plus durables au fil de la saison.
