Lecture: Actualité à Montréal : des jeunes patients plongés dans la fièvre des séries

Actualité à Montréal : des jeunes patients plongés dans la fièvre des séries

Publié
3 min de lecture 7 vues
Publicité

Cette semaine, la fièvre des séries a gagné l’, où des jeunes patients en hématologie-oncologie ont participé à une chasse aux images à thématique de hockey. Dans l’unité, l’activité a transformé des examens, des suivis et des traitements en parenthèse de jeu, le temps de quelques minutes au milieu des soins.

accompagnait son fils , âgé de trois ans et demi, pour des examens préopératoires avant une ponction de moelle osseuse prévue dans deux jours. Quand un premier indice a mené à la suite de l’atelier, elle s’est penchée vers lui et a lancé: « Moi, j’en vois un… Regarde, ti-loup, regarde ici ! » Le petit garçon suivait la scène avec l’énergie de son âge, pendant que l’équipe menait la recherche d’images dans la chambre et dans le corridor.

La scène disait surtout ce que vaut ce genre d’initiative pour des familles prises dans des parcours lourds. , trois ans, était là pour un traitement lié au PTI, ou purpura thrombopénique immun, tandis qu’, sept ans, a trouvé tous les indices et a eu droit à une photo qui servira à décorer une rondelle à son image. Pour Charles, ce détour par le jeu avait une utilité très concrète: « Pour Émile aussi, ça prouve que venir ici, ça peut être le fun ». Marie-Eve a résumé le même effet d’une autre manière: « C’est vraiment cool parce que ça fait passer le temps entre les diverses étapes ».

- Advertisement -

, 17 ans, était venu pour un suivi et un résultat d’examen après un diagnostic de cancer des os en juin dernier. Il a été hospitalisé jusqu’à la fin janvier pour une opération à la jambe, des traitements de chimiothérapie et deux opérations aux poumons. À ses côtés, Carolina a parlé d’un adolescent qui garde pied malgré tout: « Il a une force incroyable en lui, beaucoup de résilience. Il en faut ! » Jack, lui, a dit être « stressé un peu », mais a ajouté: « Physiquement, ça va, mentalement aussi ».

L’Hôpital de Montréal pour enfants fait partie du , où le centre compte 12 lits en hématologie-oncologie-thérapie cellulaire et où le Centre de traitement de jour en hématologie-oncologie pédiatrique voit passer environ 2000 patients par an. Des activités comme celle-là sont organisées presque toutes les semaines par Karina Milard et Anna Paliotti, justement parce qu’elles s’adaptent aux jeunes hospitalisés qui ne peuvent pas toujours sortir de leur chambre. Milard l’a expliqué sans détour: « L’un des buts de nos activités est de créer des souvenirs, donc on prend beaucoup de photos des patients et des familles ». Avant de reprendre leur tournée, les conseillères ont déjà dit qu’elles transporteraient leur matériel et leur bonne humeur dans l’unité des jeunes hospitalisés.

Ce qui ressort de cette semaine à Montréal, c’est qu’un service lourd n’efface pas tout le reste: il impose son rythme, mais ne suffit pas à éteindre l’actualité des enfants, ni celle des familles qui les accompagnent. Dans cette unité, le hockey a servi de prétexte à quelque chose de plus simple et de plus rare à l’hôpital: une journée qui laisse une trace agréable, au milieu d’un calendrier dicté par les examens, les traitements et les résultats.

Publicité
Partager cet article