Rafa Nadal a dit avoir appelé personnellement Carlos Alcaraz après la blessure au poignet droit qui a forcé le jeune Espagnol à renoncer à quatre tournois, dont Roland Garros. Interrogé sur RNE en marge d’un événement consacré à la rénovation du musée de son académie, Nadal a décrit cette absence comme un coup dur, mais pas comme une menace durable pour la carrière d’alcaraz.
Le forfait d’Alcaraz à Barcelone, Madrid, Rome et Roland Garros a brutalement vidé de sa présence le début de la saison sur terre battue. À 22 ans, le vainqueur de quatre tournois majeurs faisait partie des têtes d’affiche attendues du printemps européen, et son retrait a déjà pesé sur la course des autres favoris, alors que la perspective de la prochaine édition de Roland Garros commence à se dessiner.
Nadal a insisté sur le fait que cette blessure ne devrait pas devenir chronique. « Je pense que c’est dur, mais, heureusement, c’est une blessure qui ne va pas devenir chronique et il a pris les bonnes décisions en mettant en avant qu’il est très jeune, qu’il a toute une carrière devant lui et qu’il suit le traitement qu’il doit suivre », a-t-il dit. Pour lui, Alcaraz a fait ce qu’il fallait au bon moment, en préférant s’arrêter plutôt que de forcer sur une lésion du poignet droit.
Le lien entre les deux hommes dépasse le simple échange de solidarité. Nadal a expliqué qu’il avait parlé à Alcaraz dès le moment de la blessure et qu’il l’avait appelé de lui-même, avant de rappeler qu’il connaissait bien ce type de fracture. « C’est quelque chose que je connais bien parce que je me le suis cassé deux fois, ce qui s’est cassé maintenant. Je lui ai parlé quand c’est arrivé, mais ce que nous avons dit reste entre nous », a-t-il déclaré. L’ancien numéro un mondial a ajouté qu’Alcaraz n’était plus un novice sur le circuit et savait ce qui peut arriver dans ce sport, même si la période choisie par la blessure reste, selon lui, particulièrement frustrante.
Cette franchise compte. Nadal ne minimise pas l’impact de l’absence d’Alcaraz sur la saison, mais il refuse d’en faire un drame médical. En soulignant que la blessure ne paraît pas chronique et que le joueur suit le traitement nécessaire, il place le dossier sur le terrain de la prudence sportive plutôt que sur celui de l’inquiétude à long terme. Pour Alcaraz, la question immédiate n’est plus de savoir s’il reviendra, mais quand il pourra reprendre la terre battue sans risquer de prolonger l’arrêt.

