« Soapy, spicy and incredibly moreish », écrit à propos d’Off Campus, une nouvelle romance de hockey qui arrive avec une promesse simple: des jeunes hommes en short de sport, des vestiaires humides et assez de mélodrame pour tenir en haleine. Le titre est présenté comme « une copie en tous points » de Heated Rivalry, la série adaptée des romans de Rachel Reid, mais cette fois transposée dans l’univers hétérosexuel d’Elle Kennedy.
L’action se déroule dans le milieu des hockeyeurs de vingt et quelques ans à l’université, où Garrett Graham, capitaine de l’équipe de Briar University, est joué par Belmont Cameli. Fils de la légende du hockey Phil Graham, incarné par Steve Howey, il croise Hannah Wells, une étudiante en musique interprétée par Ella Bright, connue pour avoir joué Darrell Rivers dans une adaptation de Malory Towers d’Enid Blyton. prévient les spectateurs qu’ils doivent s’attendre à des « hot twentysomething hockey-playing college students », avec des fesses, des seins et du hockey en prime.
Le moteur de l’histoire est clair. Hannah voit sa bourse brutalement supprimée. Pour continuer à financer ses études, elle renonce à la musique classique qu’elle préfère et écrit des chansons pop pour une présentation. Garrett, lui, est en difficulté dans une matière que Hannah maîtrise sans peine. Ce déséquilibre universitaire donne à la romance un cadre très net: chacun a besoin de l’autre, et pas seulement sur la glace.
Ce qui distingue surtout Off Campus, c’est le ton que lui prête la critique. La série est décrite comme « profondément apaisante » et « incroyablement addictive », un mélange qui explique sans doute pourquoi le genre hockey romance continue de s’étendre. En la comparant à Heated Rivalry, le papier de place la nouvelle venue dans une bataille très précise: celle des fictions de campus où les corps, les résultats scolaires et les vestiaires comptent autant que les sentiments.
Mais l’argument de vente ne tient pas seulement à la rivalité entre séries. La critique souligne aussi que Off Campus offre « seulement un peu de hockey » et surtout « beaucoup de scènes de douche nues ». C’est là que se loge sa vraie promesse, et aussi sa limite: le sport sert davantage de décor que de cœur narratif. La série veut capter l’élan de Heated Rivalry sans en reprendre le cadre gay-romance, en misant sur la même mécanique de désir, de compétition et de dépendance réciproque.
La conclusion, pour l’instant, est simple: Off Campus n’essaie pas d’inventer un nouveau terrain de jeu, elle s’installe dans celui qui marche déjà. Et si a raison, c’est précisément cette familiarité — plus que le hockey lui-même — qui devrait la rendre difficile à lâcher.

