Ousmane Dembélé a remporté le trophée UNFP du meilleur joueur, lundi 12 mai, au terme d’une saison où son rendement a pesé malgré des blessures à répétition et seulement neuf titularisations. Robin Risser a, lui, été sacré meilleur gardien, dans une cérémonie qui a relancé le débat sur les joueurs qui méritaient le plus d’être distingués.
Le choix du Français a pris une résonance particulière parce que sa saison n’a rien eu d’une trajectoire linéaire. Touché d’abord par des problèmes aux ischio-jambiers, puis par une blessure au mollet, Dembélé n’a disputé que 960 minutes. Il a pourtant inscrit 10 buts et délivré 5 passes décisives, un total identique à celui de Florian Thauvin, alors que Mason Greenwood a terminé avec 16 buts et 6 passes décisives. Dans les votes, le symbole a compté autant que la production brute.
Après sa récompense, Dembélé a résumé l’équilibre fragile entre palmarès individuel et réalité d’une saison morcelée. « Trois ou quatre joueurs auraient pu gagner, dont certains de mes coéquipiers (Vitinha et Nuno Mendes étaient nommés également) », a-t-il déclaré. « Les regards ont changé parce que je suis Ballon d’Or en titre », a-t-il ajouté, avant de rappeler: « J’ai eu pas mal de pépins physiques mais à chaque fois que je suis sur le terrain j’ai essayé de répondre présent. » Et de conclure: « Je ne sais pas si ça compte double mais ça me fait plaisir que les joueurs aient voté pour moi. »
Le vote a aussi fait émerger d’autres références de la saison. Esteban Lepaul a terminé meilleur buteur du championnat avec 20 réalisations, Corentin Tolisso a été cité parmi ceux qui ont incarné une saison lyonnaise au-delà des attentes, et Lens a vu sa campagne prolonger son intérêt sportif après avoir déjà validé sa qualification pour la Ligue des champions. Le club nordiste peut encore décrocher son premier trophée en Coupe de France face à Nice, le 22 mai.
Chez les gardiens, le cas Risser illustre le même mélange de performance et de contexte. Pour sa première saison professionnelle, il a signé 12 clean sheets et affiché un taux d’arrêts de 55 %, tandis que Hervé Koffi a compilé 10 clean sheets avec Angers et un taux d’arrêts de 70 %. Là encore, les chiffres ont nourri la discussion plus qu’ils ne l’ont éteinte. Les trophées UNFP ont consacré des saisons réelles, mais pas forcément des évidences incontestables.

