Un avion de transport de l’armée de l’air indienne s’est écrasé à l’atterrissage samedi matin sur la base aérienne de Jorhat, dans le nord-est de l’Inde, faisant au moins cinq morts. L’appareil, un Antonov AN-32 de fabrication russe, a disparu dans un écrasement qui a touché un type d’avion encore très présent dans la flotte indienne.
L’armée de l’air indienne a ordonné une enquête pour déterminer les causes de l’accident, survenu alors que l’avion se posait à Jorhat. Le bilan humain donne à cette sortie de piste une gravité immédiate, au moment même où la base se retrouve de nouveau associée à un drame aérien.
Ce crash attire l’attention parce que l’AN-32 reste un cheval de travail des missions de transport militaires indiennes. L’armée de l’air en dispose d’une centaine, des bimoteurs vieillissants qui assurent de nombreuses missions de transport à travers le pays. Leur rôle en fait des appareils familiers, mais aussi exposés à l’usure et aux risques opérationnels.
La base de Jorhat est déjà liée à un précédent accident du même type d’avion. Il y a six ans, un Antonov AN-32 parti de cette même base s’était écrasé dans l’État de l’Arunachal Pradesh, près de la frontière avec la Chine, tuant ses 13 passagers et membres d’équipage. Cette répétition ne dit pas encore ce qui s’est passé samedi, mais elle rappelle combien la question de la sécurité de ces appareils reste ouverte.
Pour l’instant, l’origine du crash n’est pas connue. L’enquête ordonnée par l’armée de l’air indienne devra dire si l’accident a été provoqué par une erreur humaine, une défaillance mécanique ou les conditions de l’atterrissage. Jusqu’à ce qu’elle rende ses conclusions, le seul fait certain est celui-ci: un avion de transport s’est écrasé à Jorhat et au moins cinq personnes n’en sont pas revenues.

