Le Canada et les États-Unis ont lancé leur campagne en Coupe du monde 2026 au moment où le tournoi entrait dans son deuxième jour, et Jesse Marsch est devenu le premier entraîneur né aux États-Unis à diriger un pays étranger dans une Coupe du monde FIFA. Dans une ouverture censée installer l’élan du Mondial, cette première réponse des coorganisateurs a aussitôt pris une portée plus large.
C’est maintenant que son nom circule, parce que Marsch incarne un jalon rare dans ce début de Workd Cup. Le match du Canada intervient alors que les projecteurs restent braqués sur les équipes hôtes, et l’entraîneur a pris place dans une histoire qui dépasse le simple résultat d’ouverture. Le même tableau de bord du tournoi rappelait aussi que le Mexique avait déjà signé une entrée victorieuse contre l’Afrique du Sud, donnant à cette phase initiale un rythme déjà dense.
Sur le terrain, Raúl Jiménez a inscrit un but, mais le match a surtout basculé dans une séquence plus heurtée. L’arbitre brésilien Wilton Sampaio a expulsé Yaya Sithole en seconde période et a montré deux autres cartons rouges dans la rencontre, un déroulé qui a cassé l’idée d’un lancement parfaitement maîtrisé. Dans une Coupe du monde où les premiers jours servent souvent de vitrine, l’image renvoyée par cette partie était celle d’un tournoi déjà traversé par des ruptures.
En dehors des actions de jeu, l’ouverture a aussi soulevé des inquiétudes moins flatteuses: des sièges vides et des prix de billets élevés ont nourri les commentaires autour de l’ambiance dans les stades. Les supporteurs mexicains ont hué leur équipe pour ne pas avoir accentué la punition contre l’Afrique du Sud, preuve qu’un départ gagnant ne suffit pas toujours à calmer l’exigence du public. Quinton Fortune, Aaron Mokoena et Benni McCarthy ont, eux, observé la rencontre depuis la télévision sud-africaine, ajoutant un autre regard à cette première salve de matches.
Le vrai enjeu, à présent, n’est plus seulement de savoir qui a bien démarré, mais si le reste de la Coupe du monde 2026 pourra éviter que les tribunes clairsemées deviennent un sujet durable. Le blog en direct a promis de revenir dès demain, et c’est là que l’on verra si cette gêne du lancement n’était qu’un accroc ou le premier symptôme d’un problème plus large.

