Lecture: Le Journal De Québec : des agriculteurs protestent contre le TGV d’Alto à Ottawa

Le Journal De Québec : des agriculteurs protestent contre le TGV d’Alto à Ottawa

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Des centaines d’opposants au train à grande vitesse d’ se sont rassemblés sur la colline parlementaire, à Ottawa, le 10 juin 2026, pour dire non à un projet de 90 milliards de dollars qui doit relier Québec à Toronto. Parmi eux, est revenu au même endroit avec son fils , après avoir déjà mené son tracteur de Plantagenet jusqu’à la Colline du Parlement pour une autre bataille agricole.

La mobilisation prend de l’ampleur parce que le projet touche directement des familles agricoles de l’Est ontarien et de la région de Mirabel, où plus de 230 manifestants s’étaient déplacés. Filion a dit être heureux de voir l’appui venu du Québec, un écho repris par plusieurs participants qui craignent de perdre des terres, l’accès à leurs champs et, pour certains, la continuité même de leur activité.

Le tracé annoncé doit passer par Rigaud, Mirabel, Laval et Montréal avant d’atteindre l’Est ontarien, et c’est précisément ce flou qui alimente la colère. Alto dit évaluer des options comme des viaducs et des tunnels, mais des propriétaires fonciers affirment ne pas savoir où passera exactement le corridor et refusent déjà, pour bon nombre d’entre eux, de laisser la société d’État entrer sur leurs terrains; l’entreprise a donc recours à des drones pour ses analyses.

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À Mirabel, le dossier réveille surtout le traumatisme des expropriations de 1969 liées à la construction de l’aéroport, encore bien présent dans les mémoires. Dans l’Est ontarien, où l’agriculture demeure un moteur économique majeur, plusieurs disent aussi qu’un corridor de 60 mètres de large ressemblerait à un mur infranchissable, avec des effets possibles sur les bêtes, les chemins d’accès et la valeur des terres.

Pour , la manifestation n’était pas une fin mais un point de départ, avec l’idée de réunir un front commun Québec-Ontario, les Premières Nations et tous ceux qui refusent d’être ignorés. La suite dépend maintenant de la capacité d’Alto à préciser son tracé et à convaincre des propriétaires qui, pour l’instant, voient surtout un projet massif avancer au-dessus de leurs champs sans réponse claire sur ce qu’il leur coûtera vraiment.

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