Lecture: Patrick Bruel sous contrôle judiciaire: Le Journal De Montréal suit Nanterre

Patrick Bruel sous contrôle judiciaire: Le Journal De Montréal suit Nanterre

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a été mis en examen dans quatre dossiers de violences sexuelles et a été laissé libre sous contrôle judiciaire mercredi soir par le tribunal de Nanterre. Le parquet avait demandé sa détention provisoire, mais les juges ont choisi une autre voie, avec un cautionnement de 500 000 euros.

C’est le développement que cherchent à comprendre ceux qui suivent le dossier de près: à 67 ans, l’artiste fait face à une décision judiciaire qui le maintient en liberté tout en le plaçant sous des restrictions strictes. Il lui est interdit de quitter le territoire français, de contacter les victimes et leurs familles, d’aller à leur domicile, ou encore de fréquenter un salon de massage. Il doit aussi justifier d’un suivi psychologique.

La décision intervient après 48 heures de garde à vue et son audition par des enquêteurs de la police judiciaire parisienne. L’affaire a été révélée le 18 mars par le magazine et elle s’inscrit dans une série de plaintes visant Bruel pour violences sexuelles, avec des faits allégués qui s’étendent de 2000 à 2019. Parmi les dossiers visés, un viol présumé en région parisienne en 2008, une tentative de viol à Bruxelles en 2010, ainsi que des faits d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel dans le sud de la France et à Ajaccio en 2019.

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La première plainte la plus marquante reste celle de , directrice générale d’, qui accuse Bruel d’agression sexuelle et de tentative de viol en novembre 1997 à Acapulco, au Mexique, alors qu’elle avait 26 ans. Son nom est au cœur d’un dossier qui a désormais pris une forme judiciaire plus lourde, avec quatre mises en examen et, dans quatre autres affaires, le statut plus favorable de témoin assisté. Ces autres dossiers concernent notamment un viol en Bretagne en 2012, un viol dans le sud de la France en 2015, une tentative de viol en région parisienne en 2010 et 2011, et un harcèlement sexuel à Nyon, en Suisse, en 2019.

Le parquet, lui, avait voulu frapper plus fort en réclamant la détention, signe qu’il estimait la gravité et la multiplication des faits suffisamment sérieuses pour justifier l’incarcération. Les juges n’ont pas suivi cette demande. Ils ont préféré une surveillance judiciaire étroite, qui laisse Bruel dehors mais l’enferme dans un cadre précis. Dans un dossier qui mêle plusieurs pays, plusieurs années et plusieurs accusatrices, la prochaine étape n’a pas été annoncée. Pour l’instant, le chanteur reste libre, mais sous contrôle, et la procédure continue.

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