La Gendarmerie royale du Canada enquête à Victoria sur trois signalements liés à un groupe violent en ligne accusé d’avoir exploité des enfants et des adolescents dans le Grand Victoria. Trois enfants, âgés de 10 à 14 ans, auraient été forcés à subir de l’exploitation sexuelle en ligne, à se faire violence, puis à diffuser ces contenus.
La présence de la GRC sur ce dossier attire l’attention maintenant parce que les signalements ont été faits au cours des dernières semaines et qu’ils sont traités comme une menace active. La caporale Nancy Saggar a décrit une mécanique d’exploitation qui vise des jeunes vulnérables, et elle a dit que les cas récents ne sont pas les premiers dans la région de Victoria.
Les plaintes visent un groupe connu sous le nom de 764, que la police relie à un réseau plus vaste appelé The Com. Les enquêteurs disent que ce réseau recrute délibérément des enfants vulnérables âgés de 8 à 17 ans sur des plateformes comme Discord, Telegram, Roblox, Minecraft et Twitch, puis cherche à les désensibiliser et à les radicaliser vers la violence. Sécurité publique du Canada décrit 764 comme un groupe en ligne à l’idéologie nihiliste et misanthrope, spécialisé surtout dans l’exploitation sexuelle et la sextorsion.
Le tableau que dresse la police est plus large qu’un simple cas d’abus en ligne. Des enfants peuvent être amenés à prendre des photos d’eux-mêmes ou de leurs frères et sœurs dans des poses sexuellement explicites, à maltraiter ou tuer des animaux, à tenter de se suicider ou à commettre des actes de violence. Les prédateurs utilisent des techniques de manipulation qui peuvent passer par la création d’un lien de confiance ou amoureux, ou par des tactiques de pouvoir et de coercition.
Cette affaire ne commence pas avec ces trois signalements. Saggar a dit que des dossiers semblables avaient déjà émergé dans la région, mais l’ampleur réelle du nombre de victimes demeure inconnue. Mia Golden, qui travaille avec d’autres enfants ciblés par ce groupe, a averti qu’« il y a probablement plus de jeunes victimes que ce que nous pensons », et elle a ajouté que plusieurs des enfants qu’elle a pu voir ont souffert en silence pendant des mois. Elle dit aussi que les victimes gardent souvent le silence par peur des menaces.
La GRC poursuit son enquête, sans avoir annoncé à ce stade d’autre développement précis. Ce qui ressort déjà, c’est qu’à Victoria, 764 n’est pas vu comme un cas isolé mais comme un réseau qui a pu s’installer assez longtemps pour laisser derrière lui une trace plus large que les trois signalements rendus publics.
