José Théodore a retourné son jugement sur Jakub Dobes jeudi, allant jusqu’à dire que le gardien du Canadien de Montréal lui avait « fermé la g... » après ses prestations de la saison 2025-2026. Ce n’était pas un simple compliment de passage. C’était la reconnaissance publique qu’un doute ancien venait de tomber.
Le nom de Dobes circule maintenant parce que sa saison a changé le regard porté sur lui. Avec un pourcentage d’arrêts de,901, il n’a pas seulement livré des chiffres acceptables; il a aussi convaincu par des arrêts opportuns, au point de réduire au silence une partie des sceptiques. Quand Théodore parle d’un gardien qui l’a surpris, c’est que l’évolution a été suffisamment nette pour forcer un ancien portier du circuit à revoir ses repères.
Et pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Théodore a expliqué qu’au début de la saison, il trouvait Dobes très croche et qu’il reprenait les mêmes erreurs techniques que l’année précédente. Puis il y a eu un changement d’entraîneur des gardiens, avec l’arrivée de Marco Marciano à la place d’Éric Raymond, et le portrait s’est modifié. Le Canadien a vu un gardien beaucoup plus stable, techniquement plus solide devant son filet, ce qui a transformé une impression fragile en vraie impression de contrôle.
Le basculement ne tient pas qu’à la mécanique. Théodore a aussi dit avoir sous-estimé la force, le caractère et la dureté mentale de Dobes. Il l’a décrit comme un gardien capable de rebondir après un mauvais but ou une mauvaise partie, et a raconté qu’il avait pleuré en octobre après le match du 6 novembre au New Jersey. Sur le moment, Théodore ne comprenait pas une réaction aussi émotive après une rencontre normale. Avec le recul, il dit avoir compris que Dobes pouvait enchaîner plusieurs matchs tout en restant fort mentalement.
Cette lecture change la conversation à Montréal parce qu’elle dépasse la simple forme du moment. Théodore a même soutenu que le Canadien n’aurait peut-être pas atteint les séries éliminatoires, ou n’y serait pas allé aussi loin, sans Dobes. Pour un gardien qui devait encore prouver qu’il pouvait tenir sa place, entendre ça d’un ancien du poste vaut autant qu’une statistique de plus.
Il reste néanmoins un angle mort que Théodore n’a pas effacé en le louant. Il aime aussi beaucoup Jacob Fowler, et il estime que les deux se complètent bien et se poussent. Selon lui, Dobes partira avec une longueur d’avance l’an prochain, mais il y aura une lutte pour le poste. Dobes a déjà goûté à ce que représente la Ligue nationale; maintenant, il veut jouer des matchs et ne pas être le deuxième gardien. La vraie question n’est donc pas de savoir s’il a gagné du crédit. C’est de savoir s’il pourra convertir cet avantage en rôle numéro un quand le duel commencera pour de bon.

