Le Match Coupe Du Monde 2026 s’ouvre jeudi au Mexique avec une cérémonie qui lance officiellement un tournoi étalé du 11 juin au 19 juillet. Pour les 48 nations engagées, c’est le premier jour d’un Mondial qui se déroule dans trois pays et qui change déjà d’échelle avant même le premier coup de sifflet.
C’est aussi pour cela que la journée attire autant l’attention. Le calendrier commence maintenant, avec une ouverture en Mexique et un programme qui fera entrer la compétition dans sa phase la plus dense dès les prochains jours. L’édition 2026 prévoit aussi le tour des 16, un détail de format qui compte dans un tournoi aussi vaste, où chaque déplacement, chaque créneau horaire et chaque regroupement de supporters prend une importance inhabituelle.
À Boston, l’Écosse illustre déjà cette nouvelle réalité. Le pays dispute son premier Mondial depuis 1998 et doit affronter Haïti samedi dans le groupe C, aux côtés du Brésil et du Maroc. En Allemagne, les joueurs ont même choisi de financer des navettes gratuites pour 4 000 supporters à l’occasion de leur dernier match de groupe contre l’Équateur, le 25 juin à 22h, signe que la ferveur du tournoi se joue aussi sur la capacité à faire voyager les fans.
Mais tout n’avance pas sans friction. La République démocratique du Congo doit rejoindre Houston dans l’après-midi de jeudi après avoir quitté Paris-Charles de Gaulle, alors que sa préparation a été perturbée par des inquiétudes liées à Ebola. Les autorités américaines lui ont imposé 21 jours d’isolement avant d’entrer sur le territoire, une contrainte lourde au moment même où le pays se prépare à entrer dans la plus grande Coupe du monde jamais organisée.
Cette édition a aussi été marquée, le 31 mai, par Pierluigi Collina, qui a détaillé les principales nouveautés de l’arbitrage. Huit règles doivent entrer sur les pelouses américaines pour réduire les interruptions et accélérer le jeu. Leur effet réel ne sera visible qu’au fil des matches, mais leur arrivée dit déjà quelque chose de cette Coupe du monde: elle commence avec une cérémonie, mais elle sera jugée aussi sur sa capacité à tenir un calendrier immense, à absorber les déplacements et à faire jouer tout le monde dans les mêmes conditions. Pour l’instant, la prochaine étape est claire: l’Écosse entre en scène samedi contre Haïti à Boston.

