L’Algérie a frappé un grand coup à Rotterdam en battant les Pays-Bas 1-0, grâce au but d’Anis Hadj Moussa. Pour les Fennecs, cette victoire de préparation tombe au moment idéal, à quelques mois d’un retour en Coupe du monde attendu depuis douze ans.
Le succès donne aussi un visage à cette équipe que Vladimir Petković veut installer dans le temps court qui précède le tournoi. Dans ce groupe, Riyad Mahrez reste le capitaine, Rayan Aït-Nouri apporte son vécu de Premier League avec Manchester City, Farès Chaïbi vient de l’Eintracht Francfort et Ibrahim Maza du Bayer Leverkusen, tandis que Mohamed Amoura, Amine Gouiri et Hadj Moussa offrent plusieurs options devant.
Ce résultat explique pourquoi le nom algerie bolivie circule maintenant chez les lecteurs qui suivent l’équipe algérienne: la sélection n’a pas seulement gagné un match amical, elle a envoyé un signal avant une phase finale qui ne lui laissera aucun répit. L’Algérie évoluera dans le groupe J avec l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie, et débutera à Kansas City contre l’Argentine avant d’affronter la Jordanie au MetLife Stadium de New York puis de terminer à Toronto face à l’Autriche.
Il reste pourtant une zone d’ombre derrière cette soirée réussie. L’Algérie sort d’une CAN compliquée, achevée par un quart de finale totalement manqué contre le Nigeria, ce qui rappelle qu’un beau résultat isolé ne suffit pas à effacer les hésitations de ces derniers mois. La valeur réelle de la victoire de Rotterdam se mesurera dans la capacité de Petković à transformer ce coup d’éclat en continuité face à des adversaires d’un tout autre niveau.
Pour l’instant, l’Algérie a au moins obtenu ce qu’elle cherchait: une victoire de prestige, un buteur clair, et une preuve qu’elle peut encore faire vaciller une grande nation européenne. Le reste commencera très vite, dans un groupe J où le moindre relâchement se paiera cher.

