Brandon Bussi a mené les Hurricanes sur la glace aux échauffements mardi à T-Mobile Arena, alors que la Caroline n’avait toujours pas dévoilé son gardien partant pour le match 4 de la finale de la Coupe Stanley contre les Vegas Golden Knights. Pyotr Kochetkov était aussi là, mais la réponse la plus attendue de la soirée n’avait pas encore été donnée.
Cette hésitation comptait parce que la Caroline arrivait à Las Vegas menée 2-1 dans la série au meilleur des sept matchs, après une défaite de 5-4 en double prolongation samedi. À ce stade, le mot d’ordre n’était plus de protéger une avance, mais d’éviter de laisser Vegas prendre un contrôle presque toujours fatal sur une finale de cette ampleur.
Le moment où Bussi a pris la tête du groupe a donc pris du poids. Il s’agissait de son premier départ en carrière dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, une façon bien réelle de montrer à quel point les Hurricanes cherchaient encore la bonne réponse devant le filet avant un match qui pouvait changer la série. La suite du calendrier ne laissait pas beaucoup de place à l’attente: le match 4 était déjà là, et Carolina devait décider si elle allait jouer l’apaisement ou le risque.
Le contexte rendait ce choix encore plus délicat. Vegas avait déjà mené 2-0 à moins de 10 minutes de la fin de la troisième période du match 2 avant de perdre 4-3 en prolongation, puis les Golden Knights avaient aussi tenu une avance de 4-0 après 40 minutes dans le match 3 avant de l’emporter 5-4 grâce au tir de Shea Theodore à 5:38 de la deuxième prolongation. Entre les deux équipes, les renversements avaient transformé chaque début de match en promesse fragile plutôt qu’en avantage stable.
Carolina, de son côté, n’avait pas subi deux défaites de suite depuis la mi-janvier, un détail qui dit beaucoup sur la pression du moment. Une victoire mardi ramenait la série à 2-2 et effaçait l’alarme d’un départ poussif; une défaite donnait à Vegas une avance de 3-1, un scénario que les équipes remportent historiquement 97,4 % du temps en finale de la Coupe Stanley. La vraie question n’était donc pas seulement de savoir qui sortirait du vestiaire, mais si le choix devant le filet pouvait encore garder les Hurricanes dans une finale qui ne cesse de basculer d’un côté puis de l’autre.

