Lecture: Gouvernement Du Canada : une réforme de 2026 jugée difficile à commenter

Gouvernement Du Canada : une réforme de 2026 jugée difficile à commenter

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Ottawa a proposé en mai 2026 une réforme de grande portée pour accélérer l’approbation des projets au Canada, en donnant 30 jours aux parties prenantes pour réagir. Le gouvernement a présenté le texte comme un chantier en six points, mais il demande déjà aux citoyens de se prononcer sur un document qui touche aux études sur les espèces menacées, aux consultations autochtones et au rôle de l’.

C’est maintenant que le cherche des réponses, et c’est là que le dossier se complique. a dit que le lendemain de l’annonce, il n’avait pas trouvé comment envoyer ses commentaires après avoir suivi le lien fédéral. Sa question, a-t-il résumé, était simple: « Où et comment se prononce-t-on? »

Le document officiel pose bien trois questions au public, mais il ne figurait pas dans le portail fédéral des consultations publiques, où plus de 110 consultations étaient ouvertes au même moment. Pour trouver l’adresse de participation, il a fallu aller la repérer dans la section « » du site gouvernemental. Autrement dit, Ottawa demandait une réaction à une réforme présentée comme urgente, sans la placer là où le public s’attend normalement à la trouver.

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Le texte lui-même ajoute à la confusion. Réduit à six pages, il rassemble six grandes lignes de changement, dont la création d’un bureau pour les consultations Couronne-Autochtones, des modifications aux responsabilités de l’Agence d’évaluation d’impact et des exemptions possibles aux études sur les espèces menacées. Baril, biologiste, a dit avoir trouvé le texte « alambiqué, sibyllin », ajoutant qu’il comprenait certains codes, mais qu’il n’avait même pas les éléments pour se faire une tête, « donc, pour le citoyen moyen, c’est pas mal complexe ».

Cette impression n’est pas isolée. a parlé d’« une espèce d’amalgame qui n’a pas beaucoup de sens », soulignant qu’on comprend que tout soit regroupé dans une même loi, « sauf que c’est six choses qui sont très différentes ». Il a aussi prévenu que « tant qu’on ne sera pas davantage dans le détail et dans la technique, les consultations n’auront pas beaucoup de valeur », une critique qui vise autant la forme que le fond.

Le gouvernement a donc ouvert une fenêtre de commentaires sur une réforme qui pourrait changer la manière dont les grands projets sont autorisés au Canada, mais il l’a fait au moyen d’une consultation peu visible et difficile à lire pour le public, les communautés autochtones et les acteurs économiques. La vraie question, maintenant, est de savoir si Ottawa traitera ces commentaires comme un simple exercice de forme ou comme le test de lisibilité qu’il a déjà rendu nécessaire.

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