Lecture: Mathieu Darche : l’échange de Matthew Knies bloqué une minute trop tard

Mathieu Darche : l’échange de Matthew Knies bloqué une minute trop tard

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ne s’est pas retrouvé à Montréal pour une raison qui tient à soixante secondes. L’échange qui devait l’envoyer aux a été soumis une minute trop tard, le 6 mars, à la date limite des transactions de la LNH.

C’est ce qui rend le dossier encore brûlant aujourd’hui: on ne parle pas d’un joueur marginal, mais d’un ailier de 23 ans, de 6 pi 3 po et 230 lb, auteur de 23 buts cette saison après en avoir marqué 29 la saison précédente. Knies est aussi lié à un contrat de cinq autres années à 7,75 millions $ par saison, assez pour faire de lui une pièce lourde dans n’importe quel plan de fin de saison.

Le nom de circule dans l’écosystème du hockey, mais ici, le centre de gravité reste ailleurs: un échange majeur a achoppé sur la mécanique de dépôt. a indiqué que le dossier avait été remis une minute après la fermeture du marché, ce qui suffit à faire tomber une transaction, même quand les deux équipes pensent avoir fait le nécessaire.

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a ensuite ajouté du combustible au débat vendredi, pendant le segment de à JiC. Il a soutenu que les Maple Leafs avaient la responsabilité d’aviser la ligue et ne l’avaient pas fait à temps. Il a même avancé, au conditionnel, que Toronto aurait pu faire échouer l’opération par une malversation. Pour lui, un fax envoyé à 14h55 aurait été légal, alors qu’un envoi à 15h05 ne l’était plus. « Qui envoie le fax ? Les deux clubs », a-t-il lancé, en laissant entendre que le détail administratif était au cœur du blocage.

Ce flou explique pourquoi la controverse dépasse la simple erreur de procédure. D’un côté, le récit pointe vers un problème de communication chez les Leafs; de l’autre, Lajoie se demande si la lenteur n’a pas été volontaire, en suggérant que Montréal aurait été laissé attendre jusqu’à 15 h avant d’être renvoyé sur le quai. La direction torontoise a aussi changé de mains, de à , et le texte précise que Chayka n’a aucune intention d’échanger Knies, ce qui ajoute une couche politique à une affaire déjà délicate.

La seule chose établie, pour l’instant, est qu’une transaction majeure a été perdue à cause d’une minute. Le reste demeure ouvert: qui devait signaler le mouvement à temps, et s’il s’agit d’une faute administrative ou d’un geste intentionnel, c’est encore la question qui suspend l’histoire.

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