Lecture: Russie : Paris, Londres et Berlin soutiennent le dialogue direct voulu par Zelensky

Russie : Paris, Londres et Berlin soutiennent le dialogue direct voulu par Zelensky

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, et ont soutenu dimanche à Londres la proposition de pour un dialogue direct entre l’Ukraine et la Russie. La déclaration, signée aussi par Kiev, appelle à une participation active des États-Unis et de l’Europe.

C’est un signal diplomatique net de trois capitales européennes au moment où la guerre continue de faire des victimes en Ukraine. Les quatre dirigeants ont dit que la ligne de contact actuelle devait servir de point de départ aux négociations et que les frontières internationales ne devaient pas être modifiées par la force.

La réunion de Londres s’inscrivait dans le format E3, qui réunit la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Elle donne à Zelensky un appui coordonné alors qu’il pousse depuis plusieurs jours à ouvrir une voie de négociation plus large, avec davantage d’implication européenne, au moment où l’attention de s’est déplacée vers la guerre en Iran.

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Mais Moscou n’a pas ouvert la porte. Jeudi, Zelensky a transmis à une lettre proposant une rencontre directe. Le président russe a répondu qu’il ne voyait pas l’intérêt d’un entretien tant qu’un accord de fin de guerre n’aurait pas été négocié au préalable, ce qui laisse la proposition européenne en suspension entre volonté politique et refus russe.

Dimanche, Zelensky a aussi livré sur un détail rare sur ses échanges indirects avec le camp russe. Il a dit avoir rencontré à Kyiv et lui avoir transmis des messages pour Poutine, dont l’un précisait que Kyiv ne céderait pas le Donbass. Cette ligne dure rappelle que la diplomatie avance sans effacer les positions de fond qui bloquent toujours un accord.

Le décor, lui, reste celui d’une guerre active. Dimanche, des frappes russes dans la région de Zaporizhzhia ont tué au moins deux personnes et blessé trois autres, dont un chauffeur de bus de 56 ans mort dans son véhicule. Dans la région de Dnipropetrovsk, des attaques de drones et des bombardements aériens ont fait deux morts dans la nuit puis plus tard dans la journée, et une frappe a partiellement détruit un bâtiment sur un site de stockage. De nouvelles frappes russes ont encore causé cinq morts et endommagé un site nucléaire en Ukraine.

Les Européens ont donc mis leur poids derrière une ouverture diplomatique précise, mais la suite dépend de deux verrous encore fermés: l’accord de Moscou pour une rencontre et la place réelle que Washington et l’Europe accepteront de prendre à la table des discussions. Pour l’instant, Zelensky a obtenu un soutien politique fort; il n’a pas encore obtenu le face-à-face qu’il réclame.

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