Kimi Antonelli a pris la pole position du Grand Prix de Monaco samedi, en battant Max Verstappen de 43 millièmes de seconde. À 19 ans, le pilote Mercedes s’est offert la place de départ la plus précieuse du week-end sur un circuit où partir devant pèse presque autant que la course elle-même.
Le résultat compte d’autant plus aujourd’hui à Monaco que les dépassements y sont pratiquement impossibles dans les rues étroites et sinueuses du tracé. Antonelli, qui cherchait dimanche une cinquième victoire consécutive en Grand Prix, a aussi confirmé l’élan de Mercedes en qualifications, l’écurie portant à six sur six sa série de poles cette saison.
Le tournant est venu après un vendredi dominé par Ferrari dans les deux séances d’essais libres. Samedi, la hiérarchie a basculé. Antonelli a expliqué que Mercedes avait profondément revu les réglages de la voiture après une journée difficile, allant jusqu’à qualifier son tour de « tour magique », celui où tout s’est enfin mis en place. La différence n’a pas seulement laissé Verstappen derrière lui; elle a aussi placé Lewis Hamilton troisième pour Ferrari, un rang plus haut que George Russell, sixième.
C’est là que le contraste devient le plus net. Russell, qui accuse désormais 43 points de retard sur Antonelli au championnat, a fini par dire qu’il ne comprenait pas pourquoi la Mercedes convenait mieux à son jeune équipier qu’à lui. Plus loin, Lance Stroll a pris la 22e et dernière place, Fernando Alonso la 21e, dans une séance où le moindre détail a pesé lourd et où la marge d’erreur était déjà épuisée avant même le feu vert final.
Pour Antonelli, la pole change tout à la veille de la course de dimanche, mais elle ne garantit rien. À Monaco, une voiture bien placée au départ peut passer la ligne d’arrivée sans avoir vraiment été menacée. Le vrai test commence maintenant pour le jeune Italien: transformer un samedi presque parfait en victoire là où la grille décide souvent du vainqueur avant même le premier virage.

