À partir du 5 juin 2026, le gouvernement fédéral commence à verser un paiement unique lié à la nouvelle allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels. La mesure, annoncée en janvier par le gouvernement Carney, équivaut à 50 % de la somme annuelle de l’ancien crédit pour la TPS/TVH.
C’est ce changement qui pousse des millions de Canadiens à vérifier leur admissibilité ce vendredi, alors que la prestation vise plus de 12 millions de personnes à revenu faible ou modeste. Ottawa dit aussi que tous ceux qui recevaient déjà le crédit pour la TPS toucheront un montant bonifié, dans un contexte où le coût de la vie continue de peser sur les budgets serrés.
Pour une personne âgée vivant seule avec un revenu net de 25 000 $, le crédit de base serait de 543 $ en quatre versements. À cela s’ajouterait le versement unique de 267 $, ainsi qu’une bonification de 136 $, pour un total de 950 $ sur l’année financière 2026-2027. Le calcul du nouveau programme repose sur le revenu familial net rajusté, l’état civil et, pour les familles, le nombre d’enfants admissibles de moins de 19 ans inscrits à l’allocation canadienne pour enfants ou au crédit pour la TPS.
Cette aide est présentée comme un geste important, mais elle n’est pas universelle. Une personne seule sans enfant doit avoir un revenu net inférieur à 56 181 $ pour y avoir droit, tandis qu’un couple avec quatre enfants doit rester sous 74 201 $. Marjorie Michel a résumé la logique du gouvernement en disant que c’est une façon de montrer aux Canadiens et aux Canadiennes qu’on sait que c’est difficile, tout en ajoutant que ce n’est « pas pour n’importe qui ».
Le crédit pour la TPS/TVH était auparavant versé tous les trois mois, et la nouvelle allocation en reprend la mécanique en la bonifiant de 25 % pour les cinq prochaines années. Le montant sera ensuite recalculé chaque juillet à partir de la dernière déclaration de revenus, avec un versement supplémentaire unique calculé selon la situation familiale en janvier 2026 et le revenu familial net rajusté pour 2024. Les nouveaux résidents canadiens doivent toutefois faire une demande, contrairement aux autres personnes admissibles.
Le vrai test commence maintenant: savoir combien chaque ménage recevra vraiment, selon sa situation familiale et son revenu, et si cette aide arrivera assez vite pour être visible dans les épiceries, où les prix restent une source de pression quotidienne. Selon l’estimation du directeur parlementaire du budget, la mesure coûtera 12,4 milliards de dollars au gouvernement fédéral sur les cinq années où elle sera en vigueur.

