Les premiers dépouillements ont donné mercredi 3 juin 2026 un net avantage aux démocrates Xavier Becerra et Karen Bass dans deux scrutins qui comptent parmi les plus suivis d’Amérique. En Californie, Becerra se détachait dans la primaire ouverte pour le poste de gouverneur, tandis qu’à Los Angeles, Bass prenait l’ascendant dans la course à la mairie.
Les électeurs californiens votaient en même temps pour choisir leur prochain gouverneur et les habitants de Los Angeles désignaient leur maire, dans une journée où les résultats étaient scrutés bien au-delà de l’État. Dans le Golden State, où la primaire au poste de gouverneur est ouverte aux démocrates comme aux républicains, l’enjeu dépasse la simple succession de Gavin Newsom, empêché de briguer un nouveau mandat par la limite des mandats.
Au milieu de la nuit, Becerra, ancien ministre de la Santé de Joe Biden, menait avec près de 29% des voix décomptées. Peu après 9h00 GMT, Steve Hilton, républicain soutenu par Donald Trump, suivait avec 23%, devant Tom Steyer à 22%. Steyer, qui a dépensé plus de 200 millions de dollars de sa fortune personnelle pour sa campagne, restait dans le coup au moment où les bulletins continuent d’être comptés.
À Los Angeles, Bass, qui cherche un second mandat après avoir été membre du Congrès, devançait Nithya Raman avec près de 35% des voix. Raman, ancienne alliée de Bass au conseil municipal et figure des Socialistes démocrates, recueillait quelque 22% des scrutins. Spencer Pratt se présentait aussi sur la droite de Bass, dans une ville qui se choisissait elle-même un nouveau maire mardi.
Les premiers chiffres confortent l’idée que les démocrates gardent la main dans l’État le plus peuplé du pays, troisième ligne de force politique d’une Californie qui revendique la quatrième économie du monde. Mais rien n’est encore figé pour la gouverneure, où les deux premiers candidats s’affronteront en novembre pour succéder à Newsom, et Hilton reste suffisamment bien placé pour conserver une chance d’atteindre le second tour derrière l’appui de Trump. Dans une Californie minée par le coût du logement, l’essence la plus chère des États-Unis, des services publics qui se dégradent et un niveau de sans-abri qui choque jusqu’à San Francisco et Los Angeles, ces premiers résultats donnent un signal, pas un verdict.

