Lecture: Algerie et Niger rétablissent leurs ambassadeurs et relancent le dialogue

Algerie et Niger rétablissent leurs ambassadeurs et relancent le dialogue

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Algerie et Niger ont rétabli leurs ambassadeurs le 12 février 2026, signe d’un réchauffement rapide après une année de ruptures en cascade au Sahel. À Alger, a repris ses fonctions, tandis qu’ ordonnait le retour immédiat de l’ambassadeur algérien à Niamey.

C’est ce qui explique pourquoi le dossier revient aujourd’hui sur le devant de la scène: la reprise diplomatique entre Alger et Niamey n’est pas un simple geste protocolaire, elle marque un basculement après la crise ouverte de 2025. Pour le Niger, qui traverse de sérieuses difficultés économiques, Alger a promis un soutien, et la relation compte aussi parce qu’elle touche au gazoduc transsaharien, long de 4 000 kilomètres, destiné à acheminer le gaz nigérian vers la Méditerranée via Niamey et Alger.

Tebboune avait déjà envoyé un signal quelques jours plus tôt en disant avoir « beaucoup de respect » pour le président . Trois jours après le retour des ambassadeurs, le général Tiani a été reçu en grande pompe à Alger, et cette rencontre a été présentée comme le lancement d’une « nouvelle dynamique » entre les deux capitales. Dans une région où les gestes politiques sont lus comme des prises de position, ce retour au contact donne à Alger un canal avec un voisin qu’elle avait perdu au moment où la crise sahélienne s’étendait.

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Mais le rapprochement avec Niamey laisse entière la fracture avec Bamako. Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, l’armée algérienne a abattu un drone de reconnaissance malien près de Tin Zaouatine, avant que le 7 avril Mali et Alger ne ferment mutuellement leurs espaces aériens et ne rappellent leurs ambassadeurs. Le même jour, le et le Niger ont eux aussi rappelé leurs représentants accrédités à Alger en solidarité avec le Mali, preuve que le dossier algérien s’était transformé en crise régionale, alors même que les trois pays appartiennent à la même confédération sahélienne.

La séquence s’est encore durcie en septembre 2025 à New York, lorsque le Premier ministre malien a demandé à Alger de « cesser de soutenir le terrorisme international ». Trois jours plus tard, au même pupitre de l’ONU, le chef de la diplomatie algérienne a répondu avec les formules de « logorrhée de soudard » et de « bavardage de caniveau », un échange qui a acté la profondeur du divorce avec Bamako. En rouvrant la porte à Niamey sans régler son contentieux avec le Mali, Alger choisit une diplomatie à géométrie variable, où chaque réchauffement est aussi un aveu de crise persistante.

La question qui reste ouverte est plus concrète que le communiqué lui-même: que contient exactement la relance du partenariat autour du gazoduc transsaharien, et jusqu’où ira l’aide promise au Niger ? Pour l’instant, Alger et Niamey ont surtout remis les ambassadeurs en place et affiché un cap. Le reste dira si ce 12 février 2026 n’était qu’un geste symbolique ou le début d’un vrai redémarrage.

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