Rudi Garcia a choisi un 3-5-2 pour Croatie – Belgique, et le détail le plus frappant de son onze est Amadou Onana placé dans l’axe de la défense. Le milieu belge recule ainsi d’un cran pour débuter comme défenseur central, avec Ngoy à sa droite et Theate à sa gauche.
C’est ce onze que les supporteurs cherchaient ce soir, parce qu’il disait tout de la manière dont Garcia voulait aborder la Croatie. Onana a été préféré à De Winter et Mechele dans le trio arrière, tandis que Raskin a conservé sa place aux côtés de Tielemans au milieu. Devant eux, De Bruyne a pris le rôle de numéro 10, Saelemaekers et De Cuyper ont occupé les couloirs, et Doku a été aligné comme second attaquant en soutien de De Ketelaere.
Le choix a aussi une portée plus large. Garcia a repris une structure liée à Roberto Martinez pendant toute sa période comme sélectionneur fédéral, alors même que la Belgique n’avait encore jamais débuté avec trois défenseurs sous ses ordres. Il avait bien basculé vers cette défense à trois pendant le match contre les États-Unis, mais jamais dès le coup d’envoi. Cette fois, le retour au 3-5-2 s’accompagne d’un autre signal fort: Meunier et Castagne n’ont pas trouvé place dans le onze de départ.
Le match contre la Croatie sert donc de test immédiat à une équipe qui change de visage sans changer de cap offensif. Fernandez-Pardo était attendu pour entrer en cours de rencontre et vivre sa première sélection, avec l’idée de terminer la partie aux côtés de Romelu Lukaku, lui aussi en attente de temps de jeu. Ce soir, la vraie question n’est pas seulement celle du résultat: elle est de savoir si Garcia vient de poser une base, ou d’essayer pour une seule soirée un système qu’il n’avait encore jamais lancé d’entrée.

