Marta Kostyuk a fait tomber Iga Swiatek à Roland Garos, et le tournoi a basculé d’un coup. La Polonaise, quadruple championne, a été sortie alors que la journée voyait aussi Rafael Jodar, Elina Svitolina et Alexander Zverev s’imposer.
C’est le résultat que les suiveurs cherchaient au milieu du flot de matchs du jour, parce qu’il s’agit d’une vraie secousse pour le tableau. Swiatek ne repart pas avec un simple accroc: elle quitte le tournoi, et Kostyuk avance avec la victoire la plus marquante de sa campagne à Paris.
Le choc pèse d’autant plus qu’il survient au moment où Roland Garos entre dans sa phase la plus lisible et la plus impitoyable. La journée a aussi servi de vitrine à Jodar, dont la progression intrigue déjà, lui qui est passé de l’extérieur du top 100 aux abords du top 20 en deux mois, ainsi qu’à Svitolina, victorieuse elle aussi. Le tableau, lui, commence à se resserrer autour des noms qui tiennent encore debout.
Chez Zverev, la victoire n’a rien eu de spectaculaire au début. Il a expliqué que De Jong avait bien commencé et que l’entame avait été difficile, avant de trouver son rythme et de se sentir très à l’aise. L’Allemand dit aussi qu’il préfère la chaleur, parce que sa balle file plus vite et gêne davantage l’adversaire, et qu’il aime jouer sur Chatrier devant un public français qu’il décrit comme énergique et passionné.
Mais derrière l’assurance, il reste une ligne de faille bien connue. Zverev affirme que son jeu est là, tout en laissant entendre que le vrai test sera de le montrer quand la pression monte. Il a salué son prochain adversaire comme un talent immense, arrivé de l’extérieur du top 100 jusqu’aux environs du top 20 en deux mois, ce qui promet un match moins confortable que les déclarations ne le laissent croire.
Le contraste du jour ne s’arrête pas là. Jil Teichmann, elle, a raconté un retour construit après une période qu’elle jugeait malsaine pour elle. Elle a arrêté en janvier avec l’accord de toute son équipe, sans toucher une raquette pendant sa coupure, après avoir voyagé, passé du temps avec sa famille en Suisse et skié. Cette parenthèse raconte autre chose du tournoi: à Paris, il ne suffit pas de revenir, il faut parfois se reconstruire pour survivre.
La suite dira surtout si la victoire de Kostyuk n’était qu’un choc isolé ou le premier grand glissement d’un tableau qui semble déjà plus ouvert. La moitié haute du quatrième tour doit être couverte demain, et ce sera le prochain test pour celles et ceux qui ont survécu à cette journée-là.

