Les Chicago Blackhawks ont annoncé samedi la mort de Dennis Hull à 81 ans, refermant l’histoire d’un ailier qui a passé 13 saisons à Chicago et marqué l’une des grandes lignées du hockey canadien et américain. Pour les partisans des Black Hawks, le nom de Hull reste lié à une époque où l’équipe avançait avec de grandes attentes et des résultats souvent frustrants.
Hull avait rejoint les Black Hawks lors de la saison 1964-65 et s’était imposé comme une menace offensive régulière à partir de 1966-67. En 904 matchs à Chicago, il a inscrit 298 buts et 640 points, tout en participant à cinq Matchs des étoiles. Il était aussi le frère cadet de Bobby Hull et l’oncle de Brett Hull, deux noms qui ont longtemps encadré sa carrière dans l’ombre d’une dynastie familiale devenue légendaire.
Sa trajectoire a pourtant eu sa propre valeur. Hull a joué dans trois finales de la Coupe Stanley avec Chicago et a représenté le Canada lors de la Série du siècle de 1972 contre l’Union soviétique, où il a récolté deux buts et quatre points en quatre matchs. Plus tard, il a terminé sa carrière après un court passage d’une saison chez les Detroit Red Wings, à 33 ans, avant de revenir à Chicago sous une autre forme, comme directeur athlétique de l’Illinois Institute of Technology.
C’est là aussi que se trouve la ligne de fracture de son dossier sportif: malgré trois finales disputées avec les Black Hawks, Hull n’a jamais soulevé la Coupe Stanley pendant ses années à Chicago. Il avait pourtant porté le maillot noir et rouge assez longtemps pour devenir bien plus qu’un simple nom de famille, un joueur de 13 ans de service que les amateurs de la ville associaient à sa patte lourde et à son identité de buteur.
La nouvelle laisse désormais une question plus simple, et plus humaine, que le palmarès: comment les Blackhawks et ceux qui l’ont côtoyé choisiront de raconter un joueur resté dans l’orbite de l’équipe pendant des décennies, même après la fin de sa carrière. Le club n’a pas donné de détail sur la cause du décès.
