À la veille de la finale de Ldc, le débat ne porte pas seulement sur le vainqueur possible, mais sur l’image laissée par les deux équipes auprès de ceux qui les ont vraiment affrontées. Quatre clubs — le Bayern Munich, le Bayer Leverkusen, le Sporting CP et l’Athletic Bilbao — ont croisé à la fois Arsenal et le PSG dans la même campagne européenne, et leurs retours dessinent un contraste net: Arsenal a offert les résultats les plus propres, PSG l’impression la plus forte.
C’est pour cela que le nom de Ldc circule aujourd’hui avec autant d’insistance. Arsenal a terminé sans défaite et n’a concédé que deux buts, une ligne défensive qui parle d’elle-même. Mais les équipes passées des deux côtés racontent autre chose quand elles décrivent la difficulté réelle du match. Eliesse Ben Seghir, qui a vécu la déroute du Bayer Leverkusen 2-7 contre le PSG à la BayArena le 21 octobre avant l’élimination face à Arsenal après un 1-1 puis un 0-2, n’a pas hésité: pour lui, Paris a été « l’équipe la plus impressionnante ».
Le Monégasque a donné les raisons de ce jugement sans détour. Le PSG, a-t-il expliqué, peut s’adapter, possède des ressources, des profils différents et même des remplaçants capables d’apporter encore plus. Il a aussi décrit une équipe qui peut subir ou dominer et gagner malgré tout. Face à Arsenal, son appréciation restait tout aussi nette, mais dans l’autre sens sur un point précis: les Londoniens sont très solides, et il est très difficile de marquer contre eux. En clair, l’efficacité d’Arsenal impressionne, mais la puissance de Paris laisse une trace plus profonde chez certains adversaires.
Les témoignages des autres clubs vont dans la même direction. Athletic Bilbao a perdu 0-2 contre Arsenal le 16 septembre, puis a tenu PSG en échec 0-0 le 10 décembre. Son directeur sportif, Mikel Gonzalez, a résumé Arsenal comme une équipe qui concède très peu d’occasions et a expliqué que, sans être écrasés, les Basques s’étaient sentis loin de marquer. Il a aussi rappelé qu’Athletic avait été la seule équipe à ne pas encaisser contre le PSG en Ligue des champions, tout en admettant que Paris pouvait avoir un peu plus de qualité individuelle en attaque pour faire basculer un match. Aymeric Laporte a été encore plus direct: pour lui, les joueurs, l’expérience et le style de jeu sont meilleurs à Paris.
Le point qui empêche ce débat de se refermer est pourtant simple. Arsenal a présenté les chiffres les plus propres, ceux qui rassurent au tableau d’affichage. PSG, lui, a parfois laissé plus de difficultés et encaissé davantage, mais ses adversaires ont souvent parlé d’un ensemble plus puissant, plus flexible et plus difficile à contenir sur la durée. Sporting Portugal a offert un autre angle encore: victoire 2-1 contre PSG le 20 janvier, puis élimination contre Arsenal en quart de finale sur un 0-1 et un 0-0, avec cette précision importante que les deux doubles confrontations n’ont pas eu lieu au même moment de la saison. Le décor comptait, mais les impressions demeurent.
La finale dira si la solidité d’Arsenal finit par peser plus lourd que la force que plusieurs adversaires ont associée à PSG. Les clubs qui ont joué les deux ont déjà livré leur verdict sur le ressenti; il reste maintenant à voir lequel de ces deux visages survivra au dernier match.

