Claude Lemieux est mort à l’âge de 60 ans. La nouvelle a été révélée jeudi après-midi sur le réseau X par l’Association des anciens joueurs de la LNH, trois jours après que l’ancien attaquant eut transporté le flambeau au Centre Bell pour encourager le Tricolore avant le troisième match de la série contre les Hurricanes de la Caroline.
La cause de sa mort n’a pas été dévoilée. Native de Buckingham, en Outaouais, et père de quatre enfants, Lemieux laisse derrière lui un parcours unique dans la LNH, où il a disputé 1215 matchs en 22 saisons et gagné la Coupe Stanley à quatre reprises avec trois équipes différentes.
Pour bien des partisans québécois, il restera surtout l’un des visages du Canadien de Montréal champion en 1986. Cette année-là, trois ans après avoir été repêché au deuxième tour, il a récolté 16 points, dont 10 buts, en 20 rencontres éliminatoires, puis a marqué deux buts en prolongation au printemps. Le 29 avril 1986, il a inscrit le but gagnant en prolongation dans le septième match du deuxième tour contre les Whalers de Hartford, un moment qui a encore sa place dans la mémoire du hockey québécois.
Il a ensuite été échangé aux Devils du New Jersey en septembre 1990, avant de soulever la Coupe Stanley avec cette équipe en 1995, année où il a aussi reçu le trophée Conn-Smythe. Il a ajouté une autre conquête avec l’Avalanche du Colorado en 1996, puis une quatrième avec les Devils en 2000. Au total, il a aussi joué avec les Coyotes de Phoenix et les Stars de Dallas, où il a accroché ses patins pour une première fois en 2003.
Le dernier chapitre de sa carrière l’a même ramené sur la glace à 43 ans, lors d’une tentative de retour avec les Sharks de San Jose en 2008-2009. Depuis sa retraite, Lemieux travaillait comme agent de joueurs et représentait notamment Frederik Andersen, Rasmus Andersson, Timo Meier, Moritz Seider et Joel Eriksson Ek, entre autres. Avec 234 matchs en séries, il se classe au cinquième rang de l’histoire du circuit pour les rencontres éliminatoires jouées, un chiffre qui dit assez bien sa place dans les grands rendez-vous.
Sa mort survient alors que son nom revenait encore dans l’actualité du Canadien, lundi dernier, au moment où il a traversé le Centre Bell avec le flambeau devant des partisans qui le connaissaient autant pour ses coups d’éclat que pour ses moments décisifs. Pour le hockey québécois, Lemieux ne sera pas seulement associé à une carrière longue et remplie; il restera lié à une époque où un joueur de Buckingham pouvait marquer l’histoire du Tricolore, puis continuer d’influencer la Ligue nationale bien après avoir quitté la patinoire.

