Près de 200 personnes se sont rassemblées mercredi matin sur le terrain de l’hippodrome de Trois-Rivières pour célébrer l’Aïd al-Adha, le 27 mai 2026. Les fidèles ont convergé vers 5 h au centre du terrain pour participer à deux prières et écouter les allocutions de l’imam.
Pour cette fête, c’était une première à Trois-Rivières: les prières ont été faites en plein air. Le lieu privé avait été loué parce qu’il offrait un espace ouvert, adapté au rassemblement de cette ampleur.
Au moment des prières, quelques policiers du Service de police de Trois-Rivières observaient la scène de loin. Ils avaient été appelés par les organisateurs après la circulation de commentaires haineux sur les réseaux sociaux dans les derniers jours, un rappel discret mais bien réel du climat dans lequel la célébration s’est tenue.
L’imam Mehdi a salué la possibilité d’organiser la prière dans un endroit assez grand pour accueillir les fidèles. « Cette prière, dans notre religion, c'est une prière qu'on doit faire dans un espace qui est grand, pas forcément en plein air; c'est juste un espace qui est grand, et on a réussi à faire ça. On est très contents et c'était l'objectif », a-t-il dit. Il a aussi insisté sur l’intention des organisateurs: « Ce n’était pas de provoquer les gens ou quoi que ce soit. On a essayé de respecter la loi au maximum, puis de ne pas déranger, puis on est très contents, parce qu'on n’a dérangé personne ».
L’Aïd al-Adha compte parmi les plus importantes fêtes de la religion musulmane. Elle se calcule selon le calendrier lunaire, symbolise la fin du pèlerinage de la Mecque pour l’année et s’étend normalement sur trois jours. À Trois-Rivières, cette fete musulmane 27 mai a pris une forme inhabituelle, mais elle s’est déroulée dans le calme, avec un cadre choisi pour rassembler sans heurts une communauté venue marquer un moment central de son calendrier religieux.

