Coco Gauff arrive à Roland-Garros en 2026 avec un titre à défendre et un statut nouveau à assumer. La numéro 4 mondiale a remporté le tournoi en juin 2025, devenant la première Américaine à s’imposer à Paris depuis Serena Williams en 2015.
Cette semaine-là compte plus que le souvenir de son sacre. Gauff a été sortie au troisième tour à Stuttgart, elle a atteint les quarts de finale à Madrid et elle a perdu la finale à Rome, trois résultats qui dessinent une joueuse toujours installée tout en haut, mais pas encore installée dans la certitude. Son parcours sur terre battue a été traversé de hauts et de bas, et ce mélange explique pourquoi son retour à Paris sera observé avec une attention particulière.
Le tableau féminin n’a rien d’un terrain conquis par une seule favorite. Iga Swiatek, quatre fois gagnante à Paris, arrive comme la référence du tournoi, mais les dernières semaines ont aussi distribué les titres à Elena Rybakina à Stuttgart, à Marta Kostyuk à Madrid et à Elina Svitolina à Rome. Cette succession de vainqueures rappelle que la saison sur ocre ne s’est pas figée autour d’un seul nom, même si Swiatek et Gauff restent les deux joueuses les plus exposées à Paris.
Le succès de Svitolina à Rome a sa propre portée. Elle y a battu Elena Rybakina, Iga Swiatek et Coco Gauff, un enchaînement qui lui a offert son titre le plus prestigieux depuis les Masters 2018. À l’approche de Roland-Garros, l’Ukrainienne entre aussi dans un tournoi particulier pour elle, parce qu’il coïncide avec l’adieu de Gaël Monfils au site. Ce détail change le décor, sans changer le fond: Svitolina arrive avec de l’élan, et elle sait que Paris peut vite transformer un bon moment en grand rendez-vous.
Le vrai intérêt du Roland-Garros 2026 tableau tient justement à cette dispersion des forces. Gauff porte la couronne, Swiatek porte l’histoire, Svitolina porte l’élan, et les résultats récents montrent qu’aucune des trois n’a verrouillé la terre battue. Paris entre donc dans le tournoi avec une hiérarchie lisible, mais pas avec une issue écrite d’avance.
Pour Gauff, l’enjeu est simple à formuler et difficile à tenir: confirmer qu’un premier titre à Roland-Garros n’était pas une parenthèse. Pour Swiatek, il s’agit de montrer qu’une quadruple championne peut reprendre le contrôle d’un lieu qui lui a souvent appartenu. Et pour Svitolina, il faut voir si Rome était le sommet d’une séquence ou le début d’un printemps encore plus lourd de sens à Paris.

