Lecture: Nikolaj Ehlers s’impose à Carolina après un départ prudent et un hiver de production

Nikolaj Ehlers s’impose à Carolina après un départ prudent et un hiver de production

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a mis du temps à prendre ses marques à Carolina. Le 30 ans, arrivé après 10 saisons avec les , a signé le 3 juillet un contrat de six ans d’une valeur de 51 millions de dollars, puis est resté muet à la feuille de pointage lors de ses cinq premiers matchs avec les Hurricanes.

Le premier but d’Ehlers n’est venu qu’au début novembre, mais la suite a changé le portrait. L’attaquant a terminé la saison régulière avec des sommets personnels de 26 buts, 45 passes et 71 points, assez pour finir deuxième chez les Hurricanes derrière . Il avait aussi accumulé deux buts et deux passes en neuf matchs de séries au moment d’aborder le match 2 contre le Canadien de Montréal, samedi, en finale de l’Association de l’Est.

Le parcours a été plus lent que le scénario que certains imaginaient quand Carolina l’a recruté en agence libre. Ehlers a lui-même décrit l’ajustement comme un changement complet de cadence et d’environnement: « The ride to the rink, where the grocery store is, the guys, the organization, the playing style, all of that is different », a-t-il dit, avant d’ajouter: « The guys made it easier for me in the room, and all the outside stuff that comes over time, but I feel great here now. »

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Cette transition compte parce que les Hurricanes jouent un hockey agressif, qui presse partout sur la glace, et qu’Ehlers venait d’un décor très différent. Carolina a déjà balayé Ottawa et Philadelphie pour atteindre le carré final de la conférence, en route vers une place en finale de la Coupe Stanley. Dans une ligue où 16 équipes partent chaque printemps avec le même objectif et une seule finit championne, chaque ajout qui tient son rang peut faire pencher la balance.

Rod Brind’Amour a vu suffisamment tôt ce que le joueur pouvait apporter. « He's a great player », a dit l’entraîneur, en expliquant qu’il avait essayé de le jumeler à pour lui donner un autre regard. « Threw him with (Staal) just to kind of get him in a different look. I didn't know if it really was gonna translate to anything … took off and had a great year », a-t-il raconté. Brind’Amour a aussi parlé d’une touche particulière: « He's got a real good flair. He's that one player for us that's really speedy and (has) just a little different dynamic. »

Ses coéquipiers ont tenu le même langage. a parlé d’un joueur « Been unbelievable » et a ajouté: « Seamlessly fit into our group, and then on the ice it's just fun to watch him. His skating, his skill, it's cool to be out there with him. » Puis il a résumé ce que l’arrivée du Danois a changé: « He's brought an element that we were missing. » Jordan Staal a, lui, insisté sur ce qui ne saute pas toujours aux yeux: « Plays smart without the puck as well as with the puck », a-t-il dit, avant d’ajouter qu’Ehlers sait « Able to create something out of nothing with his offensive abilities. But I think without the puck, he understands the game and understands where you want to play. »

Carolina n’a pas parié seulement sur la vitesse d’Ehlers. Le fait qu’il connaissait Frederik Andersen depuis leur passage avec l’équipe nationale danoise a aussi aidé à réduire la distance à l’arrivée. Pour un joueur qui a passé une décennie entière au même endroit avant de changer de ville, de système et de repères, cette familiarité a compté. Et maintenant que son adaptation a cessé d’être la question, les Hurricanes attendent surtout de voir jusqu’où son jeu peut les porter dans une série où le moindre détail décide du reste.

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