Le Canadien de Montréal retrouve les Hurricanes de la Caroline samedi au Lenovo Center pour le match 2 de la finale de l’Est, avec la chance de prendre une avance de 2-0 dans la série. Après avoir remporté le premier duel jeudi, Montréal arrive avec un coussin fragile mais réel, et sait qu’un autre départ raté pourrait changer le ton de cette finale très vite.
Jeudi, la Caroline a frappé après seulement 33 secondes, puis Montréal a encaissé un autre passage difficile quand les Hurricanes ont dominé 12-3 au deuxième tiers. Malgré cela, le Canadien a tenu bon et gardé une avance de 4-2 en vue de la troisième période. Cette capacité à encaisser sans céder totalement a été portée par Cole Caufield, Ivan Demidov, Juraj Slafkovsky et Nick Suzuki, qui ont combiné quatre buts et neuf points.
Suzuki a surtout livré une soirée complète. Le capitaine a obtenu trois mentions d’aide dans le match et a porté son total à 14 points à l’étranger en séries éliminatoires en 2026, un record de franchise pour une seule année de playoffs. Dans une série où chaque sortie de zone compte, cette production loin de Montréal donne au Canadien une base offensive précieuse avant le deuxième affrontement.
La première période de jeudi a aussi rappelé le danger permanent que représente la Caroline. Seth Jarvis a ouvert la marque et porte maintenant son total à 21 buts en 64 matchs de séries dans sa carrière, un rendement qui confirme sa place parmi les menaces les plus fiables de l’attaque. Les Hurricanes, connus pour leurs vagues successives de pression, peuvent étouffer une équipe si elle passe trop de temps à défendre.
Le problème pour Montréal, toutefois, ne date pas d’une seule soirée. Le club a concédé un but dans les deux premières minutes de quatre de ses six derniers matchs, une habitude qui complique chaque plan de match et force à courir après le tempo dès le départ. Samedi, le contexte est encore plus lourd: le Canadien ne doit pas seulement contenir l’élan des Hurricanes, il doit aussi protéger l’avance psychologique que lui donne son succès de jeudi.
Il y a tout de même une anomalie dans ce tableau: même dominé 12-3 au deuxième tiers, Montréal a trouvé une façon de retourner au vestiaire avec l’avantage. C’est le genre de résultat qui rassure un vestiaire, mais aussi celui qui rappelle à quel point l’écart est mince entre contrôle et bascule. Sans séance d’entraînement matinale prévue samedi, les Canadiens entreront directement dans un match où le premier but pourrait peser encore plus lourd que d’habitude.

