Environ 50 000 fans de Bruno Mars sont attendus samedi à Rogers Stadium pour lancer la saison des concerts d’été de Toronto, sous un ciel annoncé pluvieux pour le premier des cinq spectacles de la tournée. Ce sera aussi le premier test public des changements apportés au site après les critiques de sa saison inaugurale.
Le stade temporaire de 400 William R. Allen Road doit accueillir 20 concerts cet été, contre 14 l’an dernier, avec une montée en puissance qui place l’infrastructure au centre de l’attention dès l’ouverture. Pour les fans, le rendez-vous commence tôt: l’ouverture est fixée à 16 h, et la soirée promet de durer trois heures.
L’an dernier, Rogers Stadium s’est imposé comme un nouveau pôle majeur pour les spectacles en accueillant notamment la réunion d’Oasis et la tournée de Coldplay, mais le site a aussi été critiqué pour des bouchons à la sortie, des temps d’évacuation trop longs, un manque de toilettes et des nuisances sonores dans les quartiers voisins. Cette fois, Live Nation Canada affirme avoir renforcé le soutien au transport en commun, ajouté des toilettes et des points d’eau, et redessiné les flux de circulation et les itinéraires de sortie.
Les déplacements resteront pourtant l’enjeu le plus visible du week-end. La ligne Barrie du GO, qui dessert Downsview Park Station, sera fermée les 23, 24 et 30 mai pour des travaux sur la voie pendant les concerts de Mars, et Metrolinx dit qu’aucun autobus de remplacement ne sera mis en service. Live Nation Canada indique toutefois que les détenteurs de billets pourront voyager gratuitement depuis Downsview Park, Sheppard West et Wilson en présentant leur billet au personnel du TTC les jours de concert.
Wilson Station se trouve à environ 1 800 mètres du site et propose une navette gratuite vers la porte 3, tandis que le stationnement comprend 632 places pour ceux qui viennent en voiture. Live Nation décrit aussi le trajet à pied depuis certains points de transport comme une « moderate walk », un détail qui résume bien la réalité du lancement: un grand spectacle, mais un accès encore pensé à l’échelle d’un chantier logistique.
Le lieu, installé sur les terrains de l’ancien aéroport de Downsview, doit composer avec des attentes plus élevées que l’an dernier et avec des inquiétudes qui n’ont pas disparu. Les autorités municipales ont continué d’exprimer des réserves sur la capacité du site à absorber un calendrier élargi, alors que la foule de samedi donnera le ton d’une saison où Rogers Stadium doit prouver qu’il peut faire plus sans répéter les erreurs de ses débuts.
Si le lancement se déroule sans heurts malgré la pluie et les contraintes de transport, Rogers Stadium aura franchi son premier vrai examen devant le public. Sinon, les critiques qui l’attendaient depuis un an trouveront vite de nouveaux arguments.

