Lecture: Rachida Dati après sa défaite à Paris : recul, enquête et nouveau revers

Rachida Dati après sa défaite à Paris : recul, enquête et nouveau revers

Publié
3 min de lecture
Publicité

a perdu la mairie de Paris le 22 mars, avec environ 43 % des voix contre près de 57 % pour . La maire du 7e arrondissement, qui avait déjà tenté de conquérir l’Hôtel de Ville en 2020, a reconnu que « cet élan n’a pas suffi ».

Le résultat, lourd de près de 80 000 suffrages d’écart, a confirmé l’échec de sa deuxième tentative pour prendre la tête de la capitale. Dans la foulée, la candidate battue a aussi cherché à afficher un ton combatif, en disant: « La démocratie est toujours plus forte quand elle est vivante. Nous avons fait une campagne pleine de conviction et de détermination ».

Depuis cette défaite, son influence visible dans les couloirs de l’Hôtel de Ville semble s’être réduite. Selon , Rachida Dati est devenue plus discrète dans le paysage politique parisien et ses équipes tentent de se réorganiser. Pendant ce temps, a multiplié les attaques contre la majorité municipale d’Emmanuel Grégoire, signe que la gauche reste à l’offensive dans un où la droite peine à retrouver de l’élan.

- Advertisement -

Un autre épisode a brièvement nourri les spéculations quelques jours après les municipales: une rumeur a circulé selon laquelle elle pourrait être nommée à la tête du domaine du château de Versailles. Cette piste a ensuite été démentie. Pour Dati, ce faux départ illustre surtout un moment politique brouillé, où les ambitions locales se heurtent à des équilibres plus fragiles qu’il n’y paraît.

À ce tableau s’ajoute le dossier judiciaire. Mise en examen en juillet 2021 dans l’affaire Renault, notamment pour corruption passive et trafic d’influence passif, Rachida Dati n’a pas obtenu l’annulation de sa procédure. Le 10 avril, la présidente de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a rejeté son recours contre l’ordonnance de renvoi. Un procès pénal est désormais programmé au tribunal de Paris du 16 au 28 septembre, dans un dossier toujours lié à .

Autrement dit, la séquence parisienne de Rachida Dati ne s’est pas refermée avec l’élection du 22 mars. Elle sort affaiblie des urnes, plus exposée dans le dossier Renault et, pour l’instant, sans percée politique capable de compenser ce double revers.

Publicité
Partager cet article